Coronavirus : Ultras aux petits soins, cours gratuits, masques au max... Les initiatives solidaires du 20 mars

SOLUTIONS Chaque midi, 20 Minutes recense les plus belles initiatives contre le coronavirus et pour la paix des foyers...

Romain Gouloumès

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Le confinement est l'occasion d'admirer la solidarité des Français à l'œuvre.
Le confinement est l'occasion d'admirer la solidarité des Français à l'œuvre. — LaylaBird / GettyImages

Pour certains, c’est l’heure du yoga en visio-conférence, pour d’autres le moment d’inaugurer le troisième salé aux lentilles de la semaine. Tous les jours, à midi, 20 Minutes relève ces petites initiatives repérées ici et là qui nous aident à mieux vivre notre confinement…

1. Les Ultras mouillent le maillot pour celles et ceux qui portent la blouse

Ultras solidaires. A Nice, Toulouse et Lens, les groupes d’Ultras mettent la main à la poche pour soutenir, non pas leur club de football préféré, mais les équipes médicales qui jouent en ce moment le match de l’année contre le Covid-19. Les sommes récoltées à l’aide des cagnottes doivent servir à financer l’achat de matériel mais aussi de quoi remplir l’estomac du personnel soignant. A Paris, l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière a carrément eu droit à une bannière géante qui aurait rendu jaloux plus d’un footeux. Supporters un jour, supporters toujours.

2. La solidarité s’organise

Alors que le corps médical est plus mobilisé que jamais pour soulager la France de ses maux, c'est au tour des Français de soulager médecins et infirmières. Qui pour faire les courses, qui pour garder les enfants… sur les réseaux de proximité comme Allovoisins, des groupes Facebook ou via la plateforme En Première ligne, les personnes de bonne volonté se mobilisent progressivement. Un élan de solidarité qui va bien au-delà du monde hospitalier. Les personnels des supermarchés, ainsi que les éboueurs, et tous ceux qui contribuent à maintenir l’accès des citoyens à l’électricité, Internet ou à la nourriture, sont potentiellement concernés par ces initiatives.

3. La réactivité, leur masque de fabrique

De 0 à 500.000 par semaine, bientôt un million. C’est ce qu’on appelle une montée en puissance. L’usine Paul Boyé Technologies a remis en marche ses quatre lignes de production de masques FFP2 au début de l’épidémie. L’entreprise de Labarthe-sur-Lèze, à une vingtaine de kilomètres au sud de Toulouse, fabrique en temps normal des uniformes, et des équipements de protection individuelle pour la gendarmerie, les pompiers et l’armée. Les lignes de production de masques ont été entièrement remontées et mises à niveau. D’ici un mois, 1,5 million de masques devraient sortir de l’usine chaque semaine, promet son fondateur.

4. Pedagome met la gomme

Avant le confinement, Pedagome proposait des cours à domicile pour les élèves du CP à la terminale, dispensés par des étudiants. Les temps ont changé et la start-up nous a contactés pour nous dire qu’elle offrait gratuitement des cours individuels par webcam à ceux qui en ont besoin. La classe.

5. Transpirer confiné

Faire son footing en période de confinement, c’est possible. Mais en respectant certaines règles rappelle le ministère des Sports. Les coureurs ne doivent pas s’éloigner de plus de 500m de leur domicile s’ils vivent en milieu urbain, deux ou trois kilomètres en campagne. Pour ceux qui sont bien chez eux, ou ne souhaitent pas s’embarrasser d’une carte IGN à chaque fois qu’ils font leurs lacets, la twittos et sportive Noraiya recommande l’appli mobile Nike Training Club, le site Darebee, ou encore la chaîne Youtube Blogilates.

6. Quand sortir les poubelles devient un plaisir

Heureusement qu’ils sont là. Après trois jours d'enfermement, notre journaliste fait le tour des « petits kifs » qui pimentent la vie de tous ceux qui ne sortent pas de chez eux, sauf urgence. On découvre ainsi chez nos camarades galériens une nouvelle passion pour le nettoyage de vitres ou la contemplation des oiseaux, mais aussi la tension qui accompagne désormais le moment de décider qui aura le privilège de sortir la poubelle. Si on trouve d’autres petits kifs, promis, on vous le dira.

7. Expliquer le coronavirus à ses enfants

L'éditeur Souffleurs de Rêves offre aujourd'hui une histoire audio gratuite conçue pour aider les enfants à surmonter cette période difficile… Pensée en deux versions, journée (d’une durée de 13 mn) et soirée (20 mn), elle explique le coronavirus aux plus jeunes, les bons gestes pour s’en protéger, le tout avec le sourire… Comme dans un conte de fée.

8. Des visites virtuelles pour se cultiver

Les musées ont peut-être baissé le rideau, la culture n’a pas fermé toutes ses portes. A Montpellier, le musée Fabre a lancé des visites virtuelles. pour continuer à faire vivre ses œuvres malgré le confinement. Les internautes peuvent ainsi découvrir, sans public ni chuchotements, mais avec les commentaires avisés de son commissaire, l’exposition « Jean Ranc, un Montpelliérain à la cour des rois ». Tout un art !

9. Le tweet du jour

Ils ont besoin de masques, de matériel et de repos. Mais aussi de soutien. Depuis mercredi, la France applaudit tous les soirs, à 20 heures, celles et ceux qui ne peuvent pas se permettre d’être confinés. Les professionnels de l’hôpital Antoine Charial apprécient le geste, et le font savoir… en applaudissant à leur tour. Si vous suivez toujours qui applaudit qui, vous méritez bien vous aussi un petit clap-clap. Si si, à 20 heures, tendez l’oreille ; on tapera aussi pour vous.

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui. Si vous ne voulez pas rater notre prochaine sélection Confinés et solidaires, laissez-nous votre adresse ici: