Coronavirus à Rennes : Le chantier de la ligne B du métro à l’arrêt, l’ouverture retardée ?

EPIDEMIE L’inauguration de la deuxième ligne de métro rennaise devait intervenir le 21 décembre 2020

C.A.

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Le tunnel creusé par le tunnelier Elaine et qui accueillera la ligne B du métro à Rennes. Ici le 30 mars 2016 près de la station Cleunay.
Le tunnel creusé par le tunnelier Elaine et qui accueillera la ligne B du métro à Rennes. Ici le 30 mars 2016 près de la station Cleunay. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

La ligne B du métro de Rennes pourra-t-elle ouvrir le 21 décembre 2020 comme cela avait été annoncé ? Rennes Métropole l’a longtemps promis, « sauf en cas d’imprévu ». L’imprévu est là et a pour nom de code Covid-19. Confrontée à des règles sanitaires drastiques et soucieuse de la santé des ouvriers, la Semtcar, société publique qui gère le chantier, n’a eu d’autre choix que de mettre le chantier de la ligne B à l’arrêt en ce début de semaine.

Dans les faits, tout n’est pas stoppé. « Durant cette période exceptionnelle la Semtcar maintient son activité de maîtrise d’ouvrage (pilotage général, gestion administrative, paiement des entreprises…), mais les activités de chantier incompatibles avec les précautions sanitaires sont interrompues », précise Rennes Métropole.

Peut-être encore quelques essais

Quelques taches peuvent cependant se poursuivre notamment les études menées en bureau ou en télétravail. Et peut-être quelques essais de rames « lorsque les conditions sont réunies ». En poursuivant certaines activités, la Semtcar espère « limiter les impacts sur le projet » et pour « une reprise efficace de l’activité » quand la situation sanitaire se sera améliorée.

Alors que les mesures de confinement viennent de débuter et semblent amenées à durer, il est pour l’heure impossible de dire si l’inauguration pourra avoir lieu en fin d’année comme cela avait été envisagé. On ne connaît pas non plus l’impact financier de cet imprévu sur l’enveloppe globale. La construction de la ligne B du métro rennais a été évaluée à 1,3 milliard d’euros.