Coronavirus : Non, vous ne pouvez pas prendre votre bateau ou votre planche pour aller faire un petit tour en mer

CONFINEMENT La préfecture maritime de l’Atlantique a dû rappeler que les loisirs nautiques étaient bel et bien interdits durant la période de confinement

Mickaël Bosredon
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Illustration de contrôle de la préfecture maritime sur l'estuaire de la Gironde, le 7 août 2019.
Illustration de contrôle de la préfecture maritime sur l'estuaire de la Gironde, le 7 août 2019. — M.Bosredon/20Minutes
  • Mercredi, il y a eu un afflux de plaisanciers et de surfeurs le long du littoral Atlantique.
  • La préfecture maritime de l’Atlantique, qui a plutôt fait de la pédagogie jusqu’ici, prévient que les contrôles seront beaucoup plus durs à partir de ce jeudi.
  • Les activités professionnelles en mer restent de leur côté autorisées.

Une météo à nouveau clémente, des enfants qui n’ont pas école, et un exode de citadins vers des zones balnéaires… Il n’en fallait pas plus pour se retrouver, mercredi, avec un afflux de plaisanciers en mer, malgré les mesures de confinement en vigueur.



Le préfet maritime de l’Atlantique, qui couvre une zone allant du Mont Saint-Michel en Normandie, à la frontière espagnole, a donc dû taper du poing sur la table, et rappeler que les loisirs nautiques sont bel et bien interdits en raison de l’épidémie de coronavirus. Cela comprend la plaisance, le surf ou encore la plongée sous-marine. Contactée ce jeudi par 20Minutes, la préfecture maritime confirme que « beaucoup de conditions étaient réunies pouvant laisser croire qu’on pourrait profiter de la mer, mais non, le confinement est également à appliquer dans ce cas de figure. »

« Une affluence plus importante que d’habitude pour un mois de mars »

Les autorités ont constaté une forte présence de plaisanciers du côté de la Bretagne, et de surfeurs du côté des Landes et des Pyrénées-Atlantiques. « Il y avait une affluence plus importante que d’habitude pour un mois de mars, car beaucoup de gens ont quitté les villes pour aller dans des zones plus rurales et notamment proches de la mer, explique la préfecture. Mais il commence à y avoir de moins en moins de monde, le travail de pédagogie est en train de produire ses effets. On arrive à expliquer pourquoi les activités nautiques sont interdites, pour ne pas propager le virus bien sûr, mais aussi pour ne pas exposer les personnels de secours et de santé, qui sont déjà surchargés avec les urgences liées au Covid-19. Les personnels de secours en mer participent en effet à la prise en charge des victimes du Covid-19, donc s’il faut aller faire un secours en mer, cela a potentiellement un impact pour l’assistance à une victime. »

« Des contrôles en mer ont été effectués, poursuit la préfecture maritime, et comme à terre nous pouvons verbaliser avec les mêmes possibilités de contravention. Jusqu’ici le mot d’ordre était plutôt la pédagogie, pour expliquer encore la situation. Globalement, les gens ont été plutôt compréhensifs, et ont fait font demi-tour pour rentrer chez eux. A partir de ce jeudi, les contrôles seront beaucoup plus durs, et amèneront à davantage de contraventions. »

L'accès au littoral fermé par endroits

L’accès aux côtes est par ailleurs dorénavant interdit par endroits. Plusieurs communes des Pyrénées-Atlantiques ont pris mercredi matin la décision de fermer l’accès au littoral, en raison de la présence de nombreux surfeurs. Les consignes sont aussi relayées par les clubs de sport, de kitesurf, de windsurf… La fédération française de surf a fait passer à nouveau le message ces derniers jours : « Chaque surfeur est un citoyen comme les autres et il doit respecter les consignes ».

Les ports de plaisance, comme Port-Médoc en Gironde, rappellent aussi les consignes de leur côté. Les activités professionnelles, comme l’ostréiculture, restent, elles, autorisées pour le moment.

Par ailleurs, la navigation de plaisance et les loisirs nautiques sont également interdits en mer Méditerrannée et dans la Manche, ont annoncé les préfets maritimes de la Méditerrannée et de la Manche.