Coronavirus : Les secours en montagne invitent à ne prendre aucun risque pour ne pas saturer les urgences

EPIDEMIE Les gendarmes du peloton de haute montagne de Luchon, dans les Pyrénées, appellent au civisme et à éviter de prendre des risques alors que les urgences sont déjà mobilisées sur le coronavirus

Béatrice Colin

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Une intervention des membres d'un peloton de gendarmerie de haute-montagne.
Une intervention des membres d'un peloton de gendarmerie de haute-montagne. — Jobard / Sipa

Partir en montagne pour prendre l’air, c’est l’idée qu’ont certainement eu des centaines de Français depuis l’annonce des restrictions prises par le gouvernement dans le cadre de l’épidémie de coronavirus. Un moyen de s’isoler tout en évitant un confinement dans un appartement de 45 m2.

Une tentation contre laquelle les membres du peloton de gendarmerie de haute montagne de Luchon, dans les Pyrénées, mettent en garde contre la prise de risques inconsidérés au regarde de la crise sanitaire.

Ne pas saturer les urgences

« La situation présente et surtout à venir est telle que chaque ressource, chaque minute qui sera consacrée par les équipes médicales à un secours en montagne pourrait être retranchée à la prise en charge de l’épidémie Covid-19 en cours, et donc, in fine, très probablement au détriment d’un autre patient. En d’autres termes, à partir de maintenant, chaque secours est potentiellement un secours de trop pour les services hospitaliers », ont indiqué sur leur page Facebook les militaires du PGHM de Bagnères-de-Luchon, en Haute-Garonne.

Certes, ils vont continuer à assurer le service de secours à personne, mais ils en appellent au civisme des randonneurs pratiquant de la montagne et relaient en même temps le message de leurs collègues médecins urgentistes du secours en montagne.