Coronavirus en Occitanie : Fin de saison anticipée pour les stations de ski des Pyrénées

CORONAVIRUS Après une saison mitigée en raison du manque de neige en février, les stations de ski ont toutes fermé au cours du week-end en raison de la crise sanitaire

Béatrice Colin

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A Peyragudes, une des stations des Pyrénées (illustration)
A Peyragudes, une des stations des Pyrénées (illustration) — GELEBART ALEXANDRE
  • Après celles d’Andorre, les stations de ski des Pyrénées ont toutes annoncé leur fermeture ce week-end en raison de la crise sanitaire.
  • Une fermeture anticipée pour certaines stations qui pensaient compenser en cette fin de saison le manque à gagner des vacances de février, où la neige a manqué.

Ce lundi, les réunions vont s’enchaîner dans les stations de ski des Pyrénées. Dimanche, suite aux annonces du gouvernement de restreindre les lieux de rassemblement la veille, les responsables des domaines du massif ont décidé de fermer l’ensemble des pistes.

Vendredi, celles de la principauté d’Andorre avaient déjà clôturé leur saison en avance pour cause de coronavirus.

« Il a d’abord fallu que l’on gère les clients qui se trouvaient sur place, diffuser l’information de la fermeture pour les empêcher de monter en station. Nous avons aussi été en contact avec les autorités, notamment la Direccte pour apporter des solutions aux employés, savoir si l’on peut appliquer le chômage partiel », indique Guillaume Roger, directeur opérationnel de N’Py qui gère huit stations dans les Pyrénées et emploie 790 personnes au plus fort de la saison.

Le report de la réforme de l’assurance chômage annoncé par Muriel Penicaud soulage un peu la profession qui s’était mobilisée contre les conséquences que cela pouvait avoir sur les saisonniers.

Saison mitigée

Les exploitants sont aussi désormais sur le pont pour rembourser les clients qui avaient déjà réservé leurs forfaits et ceux qui ont un abonnement à l’année. Une perte d’exploitation pour nombre d’entre elles qui comptaient compenser le manque de neige des vacances de février. Certaines devaient ainsi fermer en avril.

« C’est un coup dur pour les stations, mais il y a des choses plus graves », tempère Guillaume Roger en référence à la crise sanitaire que traverse le pays.

Pour N’Py, la saison a été mitigée. Car si les vacances d’hiver ont été mauvaises, celles de Noël avaient été plutôt bonnes. La société avait annoncé début mars une fréquentation en hausse de 10 % par rapport à la saison 2018/2019.