Coronavirus : « Chacun doit renoncer aux déplacements non essentiels », demande Elisabeth Borne

EPIDEMIE Lors d’une conférence de presse, ce dimanche en fin de matinée, la ministre des Transports a indiqué les restrictions de transports prises à compter de ce lundi pour lutter contre la propagation du virus

F.P.

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Illustration d'un TER et d'un TGV à la gare de Lille-Flandres.
Illustration d'un TER et d'un TGV à la gare de Lille-Flandres. — Patrick Leveque/SIPA

Les transports « longue distance » en trains, cars ou avions seront « progressivement réduits » dans les jours à venir afin de limiter la propagation du coronavirus et devront être « limités au strict nécessaire », a annoncé ce dimanche la ministre de la Transition écologique Elisabeth Borne, lors d’une conférence de presse

Sept TGV sur dix à partir de ce lundi, puis un ou deux au cours de la semaine

L’objectif est de « limiter au strict nécessaire les déplacements de longue distance, pour freiner la diffusion du virus », même si « tout le monde pourra retourner à son domicile » et qu’il « n’y aura pas d’arrêt brutal », a précisé la ministre.

Dans le détail, il y aura sept TGV sur dix à partir de lundi, puis un ou deux au cours de la semaine. Deux TER sur trois rouleront à partir de mardi. « Il n’y a pas de pénurie de carburant », a aussi précisé Jean-Baptiste Djebbari, secrétaire d’État aux transports lors de cette même conférence.

Des mesures encore trop peu respectées ?

En agglomération parisienne, 80 % des métros fonctionneront et le trafic sera normal sur les RER A et B. Enfin, les bus et tramways fonctionneront normalement.

« Nous faisons le constat de l’adoption encore insuffisante de la part de nos citoyens des règles concernant les rassemblements », déplore par ailleurs Elisabeth Borne. « Chacun doit renoncer aux déplacements non essentiels, d’agrément, et n’avoir aux recours aux transports qu’en cas de nécessité, rappelle-t-elle. C’est-à-dire quand c’est lié à la santé, au travail ou à l’alimentation. »