Brigitte Bardot bientôt devant la justice après ses propos injurieux envers les Réunionnais

JUSTICE Il y a un an, l’ex-militante avait adressé au préfet de La Réunion un courrier au sujet de l’errance animale dans ce département d’outre-mer, y dénonçant une « population dégénérée »

J.Bt

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(Illustration) L'ancienne actrice devenue militante des droits des animaux, Brigitte Bardot, lance la première clinique vétérinaire mobile pour chiens et chats abandonnés.
(Illustration) L'ancienne actrice devenue militante des droits des animaux, Brigitte Bardot, lance la première clinique vétérinaire mobile pour chiens et chats abandonnés. — SIPA

Retour de boomerang pour Brigitte Bardot. La militante de la cause animale doit en effet être renvoyée devant le tribunal correctionnel de Saint-Denis, chef-lieu de La Réunion, pour injures raciales. Le procureur de la République, Eric Tuffery, confirme à 20 Minutes qu’il vient de rendre des réquisitions en ce sens dans cette affaire où l’ex-icône du cinéma s’était une nouvelle fois illustrée, défavorablement.

Des réactions outrées

Il y a un an, le 18 mars 2019, Brigitte Bardot avait adressé une lettre, qualifiée de « délirante » par le magistrat lui-même, au préfet de La Réunion au sujet de l’errance et de la maltraitance animale dans ce département de l’océan Indien. Dans sa missive, elle s’en prenait aux habitants avec virulence : « Les autochtones ont gardé leurs gênes [sic] de sauvages. » Elle évoquait pêle-mêle « des réminiscences de cannibalisme des siècles passés », « une population dégénérée encore imprégnée des coutumes ancestrales, des traditions barbares qui sont leurs souches ».

La réaction des Réunionnais, défenseurs de la cause animale, parlementaires ou simples citoyens avait été aussi violente que l’attaque qui leur était adressée. Le préfet et, notamment, des associations comme SOS Racisme avaient déposé plainte dans la foulée.

Jusqu’à un an de prison

Une information judiciaire avait été ouverte, puis Brigitte Bardot ainsi qu’un salarié de sa fondation, à l’origine de la diffusion du courrier injurieux, avaient été mis en examen en septembre. Le procès devrait se tenir en juillet, selon La1ere.

Pour le délit d’injures raciales, la militante de 85 ans encourt un an de prison ferme et 45.000 euros d’amende. Elle a déjà été condamnée pour incitation à la haine raciale.