Coronavirus : Les pharmacies vont pouvoir fabriquer du gel hydroalcoolique

RECETTE La plupart des pharmacies sont actuellement en rupture de stock, selon les syndicats, qui avaient réclamé cette mesure

20 Minutes avec AFP

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Coronavirus : Face à la pénurie, les pharmacies vont pouvoir fabriquer du gel hydroalcoolique — 20 Minutes

Avec l’épidémie de coronavirus, la hausse de la demande de gel hydroalcoolique menace les stocks des pharmaciens. Les officines vont ainsi pouvoir produire elles-mêmes ce gel qui sert à se désinfecter les mains, a annoncé ce vendredi le ministre de la Santé Olivier Véran.

« J’ai signé un arrêté qui autorisera les pharmacies à produire leur propre solution hydroalcoolique », a déclaré Olivier Véran à l’issue d’une réunion interministérielle au ministère de la Santé. « Les représentants du secteur nous disent être capables de produire jusqu’à 2 millions de doses par jour », a-t-il poursuivi.

Des prix encadrés

Selon lui, cette autorisation s’accompagnera « d’un contrôle des prix ». Les ventes des gels hydroalcooliques, dont l’usage est fortement recommandé pour désinfecter les mains et éviter l’infection par le Covid-19, se sont récemment envolées en raison des craintes que suscite le virus et il commence à être difficile d’en trouver notamment dans certaines pharmacies parisiennes. Un décret encadrant les prix de vente de ces gels a été publié vendredi au Journal Officiel.

Ce décret, qui s’applique jusqu’au 31 mai, limite à 3 euros les 100 ml le prix des gels hydroalcooliques destinés à l’hygiène corporelle. Les flacons de 50 ml sont eux plafonnés à 2 euros le flacon et ceux de 300 ml à 5 euros. Le ministre de l’Economie « peut modifier par arrêté » ces prix maximum imposés afin de « tenir compte de l’évolution de la situation du marché constatée sur tout ou partie du territoire », précise le texte.

Les pharmaciens indemnisés

Ce décret qui encadre les prix de vente au détail au public mais aussi les prix de vente en gros à des revendeurs, vise à « protéger les consommateurs contre les risques induits par une situation manifestement anormale du marché », ajoute-t-il. Le suivi de la mesure doit être assuré par la DGCCRF (répression des fraudes), avait indiqué jeudi la secrétaire d’Etat Agnès Pannier-Runacher.

Selon la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), qui avait demandé cette autorisation de fabriquer du gel, la plupart des pharmacies sont actuellement en rupture de stock. Celles qui disposaient encore de produits hydroalcooliques, acquis à des tarifs supérieurs au prix de vente désormais en vigueur, pourront demander à être indemnisés pour les ventes à perte générées par l’encadrement des tarifs, a ajouté la FSPF.