Chirurgien accusé de pédophilie à Jonzac : L'hôpital, où exerçait Joël Le Scouarnec, suspend un anesthésiste

ENQUETE Un anesthésiste, condamné en 2007 pour «détention et diffusion d’images pédopornographiques», était toujours en poste jusqu’à ce vendredi

M.P. avec AFP
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Le couloir d'un hôpital (illustration)
Le couloir d'un hôpital (illustration) — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Le docteur Jean-André Cuot avait déjà condamné pour détention d’images pédophiles. L’hôpital de Jonzac (Charente-Maritime), où travaillait le chirurgien Joël Le Scouarnec accusé de pédophilie, a annoncé avoir suspendu vendredi cet anesthésiste. « Le docteur Cuot a fait l’objet ce vendredi d’une mesure de suspension dans l’intérêt du service, à effet immédiat », a annoncé dans un communiqué le Centre hospitalier de Jonzac, ajoutant que « le volet du casier judiciaire du Dr Cuot accessible à l’employeur ne portait aucune mention de condamnation ».

Selon une source proche du dossier, confirmant une information de France info, le passé de cet anesthésiste a ressurgi à l’occasion de l’enquête ouverte en 2017 lors de l’arrestation de son collègue, Joël Le Scouarnec. Celui-ci est jugé à partir du 13 mars pour viols et atteintes sexuelles sur quatre mineures, et il est soupçonné d’avoir fait au total près de 350 victimes durant toute sa carrière.

L’Ordre des médecins a expliqué n’être « au courant de rien »

Entendu comme témoin, l’anesthésiste aurait lui-même mentionné aux enquêteurs sa condamnation vers 2007 à une amende de 2.000 euros et à une peine de trois mois de prison avec sursis pour « détention et diffusion d’images pédopornographiques », selon la même source.

Le parquet de Saintes a refusé de commenter les informations selon lesquelles une enquête préliminaire aurait été ouverte récemment pour « visionnage d’images pédopornographiques ». De son côté, le Dr Pascal Révolat, président de l’Ordre des médecins en Charente-Maritime depuis mars 2018, a expliqué n’être « au courant de rien ». « Nous allons faire des recherches », a-t-il ajouté en précisant que l’ordre n’est pas récipiendaire de ce type d’information.