Sexisme : Neuf personnes sur dix dans le monde ont des préjugés envers les femmes

EGALITE En France, plus d’une personne (56%) sur deux a au moins un préjugé sexiste

20 Minutes avec AFP

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La foule devant le Roazhon Park, à Rennes, à une heure du coup d'envoi de France-Nigeria.
La foule devant le Roazhon Park, à Rennes, à une heure du coup d'envoi de France-Nigeria. — M. Pavard / 20 Minutes

Tous sexes confondus, près de 90 % de la population mondiale a des préjugés envers les femmes, révèle une étude publiée par le Programme des Nations unies pour le développement, ce jeudi, à l’approche de la Journée internationale des droits des femmes.

Et parmi les préjugés les plus répandus : les hommes font de meilleurs dirigeants politiques ou d’entreprises que les femmes, aller à l’université est plus important pour un homme que pour une femme ou encore les hommes devraient être prioritaires sur le marché de l’emploi lorsque les offres sont rares.

Le Pakistan, le Qatar et le Nigeria, champions des préjugés

Neuf personnes sur dix dans le monde, femmes comprises, nourrissent au moins un préjugé de ce genre, conclut l’agence onusienne sur la base de données provenant de 75 pays représentant plus de 80 % de la population mondiale. La proportion est la plus forte au Pakistan (99,81 %), devant le Qatar (99,73 %) et le Nigeria​ (99,73 %). L’Andorre (27,01 %), la Suède (30,01 %) et les Pays-Bas (39,75 %) mènent le wagon des « bons élèves », que la France accroche tant bien que mal, avec plus d’une personne sur deux ayant au moins un préjugé sexiste (56 %).

Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) évoque, « malgré des décennies de progrès », la subsistance de « barrières invisibles » entre les hommes et les femmes. « Aujourd’hui, la lutte pour l’égalité des sexes passe par l’élimination des préjugés », avance dans un communiqué Pedro Conceiçao, un dirigeant du PNUD.

Normal qu’un homme batte sa femme pour 28 % des personnes

« Les efforts qui ont été si efficaces pour éliminer les disparités en matière de santé ou d’éducation doivent désormais évoluer pour affronter des problèmes bien plus ardus : les préjugés profondément enracinés - tant chez les hommes que chez les femmes – contre une véritable égalité », appuie son collègue Achim Steiner.

L’agence de l’ONU appelle gouvernements et institutions « à utiliser une nouvelle approche politique pour faire évoluer ces opinions et ces pratiques discriminatoires ». Et faire chuter la statistique la plus glaçante de son rapport : 28 % des gens dans le monde pensent qu’il est normal qu’un homme batte sa femme.