VIDEO. Jumps, parcours ninja et « défouloir »… Le boom des parcs à trampolines

LOISIRS Les parcs à trampolines se multiplient depuis quelques années. Illustration à Saint-Sébastien-sur-Loire, près de Nantes, dans l'une des plus grandes salles de France

Guillaume Leroux

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Le parc Trampoline 44 à Saint-Sébastien dispose de 3000 m2 de trampolines
Le parc Trampoline 44 à Saint-Sébastien dispose de 3000 m2 de trampolines — G.L./20 Minutes
  • A Saint-Sébastien-sur-Loire, un parc à trampolines de 3000 m2 vient d’ouvrir ses portes.
  • Il est le troisième du genre à ouvrir dans l’agglomération nantaise.
  • Dans les grandes villes, ces parcs sont en plein développement.

« Trampoline 44 est le seul parc du Grand ouest à être tout connecté. Nous sommes même les seuls en France à avoir un tel jeu de lumière. » Pierre Baudouin, le propriétaire des lieux, n’est pas peu fier de son investissement. Depuis plusieurs jours, une société anglaise s’affaire pour finaliser l’installation Prismatic Explosion. Une cinquantaine de trampolines de la zone freestyle seront équipés de leurs propres lumières « pour rebondir au rythme de la musique ou sur les couleurs des toiles animées ».

Dans cette halle de 3000 m2, le digital est présent partout. Des tablettes affichent les scores aux parcours ninjas et des jeux interactifs, comme le I Wall, sont proposés. Bientôt, un parcours laser sera finalisé. Il faudra évoluer le plus vite possible dans le noir, sans toucher les rayons. Comme dans la majorité des parcs, une fosse à mousse, un mur d’escalade ou des parcours ninjas sont aussi à disposition des clients. On peut aussi jouer au basket ou au volley sur des trampolines. Le tout pour un tarif horaire d'environ 14 euros. Ce mercredi après-midi, Émilie est venue avec une dizaine d’enfants pour fêter l’anniversaire de son fils Andy. « Je découvre le parc, c’est super spacieux, les gens sont agréables. Les enfants peuvent faire ce qu’ils veulent pendant 1h30, c’est top. »

Du squash aux trampolines

Trampoline 44 a ouvert à Saint-Sébastien-sur-Loire pendant les vacances d’hiver dans l’Urban village, près du périphérique nantais. Pierre et Brigitte Baudouin possédaient auparavant Aquaforme, un vaste club de sports plus connu sous le nom de Squash nantais. « Nous voulions vendre lorsque nous sommes tombés en 2015 sur un reportage à la télévision sur des parcs à trampoline. J’ai dit à mon mari, "c’est ça que l’on aurait dû faire. Qu’est ce que je n’avais pas dit ?" »

Ni une, ni deux, Pierre Baudouin se déplace en Angleterre, au Portugal dans d’immenses parcs à trampolines. Il pioche des idées à droite, à gauche et la mairie de Saint-Sébastien-sur-Loire finit par accepter de leur vendre le terrain début 2016.

« Un bon défouloir »

Les parcs à trampolines existent depuis plusieurs années aux États-Unis et en Angleterre. Deux franchises se partagent le gros de l’activité : Bounce et Squirrel. En France, le marché commence à frémir. Il en existent désormais dans toutes les métropoles. La société  Trampoline Park possède à elle seule une quinzaine de parcs en France, dont un à Saint-Herblain, près de Nantes.

« C’est un bon défouloir, estime Alexandre Aubail, directeur de Jump XL, autre salle basée à Sainte-Luce-sur-Loire, en banlieue nantaise. Le concept plaît partout dans le monde. Notre clientèle se compose essentiellement d’enfants mais il y a aussi, en semaine, des étudiants, des jeunes actifs. L’activité touche tous les publics. » Jump XL, un parc de la franchise néerlandaise Jump Square group, fut le premier à ouvrir dans l’agglomération nantaise, il y a deux ans. « On a une longueur d’avance en termes de notoriété mais trois parcs de ce type autour d’une ville comme Nantes, ça me semble beaucoup. L’avenir nous le dira. »