Alsace : Il propose une récompense de 2.000 euros pour identifier le braconnier du lynx

ANIMAUX Le président de l’association Sauvegarde Faune Sauvage propose une récompense de 2.000 euros à la personne qui permettra d’identifier la personne qui a tué par balle un lynx en janvier dernier dans la forêt de Fellering (Haut-Rhin)

G.V.

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Il y a une centaine de lynx dans le Jura
Il y a une centaine de lynx dans le Jura — Pixabay

C’est une méthode peu ordinaire, qui pourrait même surprendre. Mais « qui donne des résultats satisfaisants au Tchad et au Cameroun », selon l’association de défense des animaux Sauvegarde Faune Sauvage. Comme le révèle le journal L'Alsace, le président de l’association, Jean-Paul Burget, propose une récompense de 2.000 euros à la personne qui permettra d'identifier le braconnier ayant tué par balle un lynx le 16 janvier dernier dans le massif des Vosges.

La première fois

L’association, basée à Wittenheim (Haut-Rhin), soutient notamment la lutte anti-braconnage et contre le trafic de viande de brousse. Si c’est la première fois depuis la fondation de l’association en 1993 que son président a recours à une récompense pour une dénonciation, c’est qu’il est atterré par « un monde qui devient dingo » et le « manque de réponse » pour protéger l’environnement. « J’espère peut-être que ça va inciter une personne à dénoncer le braconnier. C’est peut-être une histoire de jalousie, de voisinage, d’argent, d’un rabatteur, tout est possible de nos jours. Ça va peut-être encourager quelqu’un à se dire « tiens ! Il y a 2.000 euros à prendre », nous confie Jean-Paul Burget. « Il faut empêcher la destruction de cette espèce protégée, menacée d’extinction, il n’y en a plus beaucoup dans les Vosges ».

Jean-Paul Burget est un personnage aux milles aventures africaines, haut en couleur et qui ne tarde pas à dénoncer « le trafic de viande de brousse », qui arriverait « par centaines de tonnes en France », mais encore « la déforestation en Alsace, les pesticides, la pollution de la nappe phréatique, le manque d’action pour protéger l’environnement »…. La justice en prend aussi pour son grade, car même s’il reconnaît « qu’il y a de bonnes volontés », il aimerait « des parquets spécifiques de l’environnement, car il y a urgence. »

La récompense de 2.000 euros, proposée depuis lundi, n’a toujours pas trouvé preneur et l’enquête confiée par le parquet de Mulhouse à l’Office français de la biodiversité n’a pas permis pour l’instant d’identifier le mystérieux tueur du lynx. Le ou les auteurs des faits encourent jusqu’à trois ans de prison et 150.000 euros d’amende.

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