Pyrénées : L’or blanc est de retour, de quoi redonner le sourire aux gestionnaires des stations de ski

NEIGE Après plusieurs semaines sans un flocon, les stations d’hiver des Pyrénées retrouvent le sourire grâce à des chutes de neige cette semaine

Béatrice Colin

— 

La station de Cauterets, dans les Hautes-Pyrénées (Illustration).
La station de Cauterets, dans les Hautes-Pyrénées (Illustration). — B. Colin / 20 Minutes

Durant plusieurs semaines, ils ont espéré le retour de la neige. Depuis hier, le vœu des responsables des stations de ski des Pyrénées est exaucé. En 24 heures, il est tombé plusieurs centimètres de neige et jusqu’à 50 cm sur certaines pistes en altitude. Et des chutes sont encore annoncées d’ici à la fin de la semaine.

De quoi redonner le moral aux exploitants qui, au cours des trois premières semaines de congrès d’hiver ont dû composer avec les canons à neige, quand certains ont carrément fermé leurs pistes.

Certes, les vacanciers avaient du soleil, mais peu de blanc à l’horizon. Sans parler du transport de neige par hélicoptère pour assurer un minimum d’activités mais qui a suscité de nombreuses critiques.

Si la station du Mourtis ne va pas rouvrir pas ses portes pour autant, les domaines qui ont assuré au cours des dernières semaines le minimum skiable ont renforcé leurs offres.

Refaire les stocks de neige

« La tendance était au ski-bashing, surtout dans les Pyrénées. Là, ça rassure et ça permet de refaire du stock de neige et de se dire que la fin de saison est assurée, d’autant que certaines stations prévoient de fermer tard », avance Anaïs Aguillon de la société N’Py qui regroupe huit stations du massif parmi lesquelles Peyragudes ou encore Cauterets.

Cette dernière doit arrêter ses remonte-pentes le 26 avril prochain, d’autres fin mars. « Il reste encore un bon mois pour faire du ski, avec des offres week-end. Nous bénéficions d’une avance, nous avions ouvert tôt et nous avons eu de bonnes vacances de Noël. On est sur des hivers un peu décalés, on en prend l’habitude », relativise Anaïs Aguillon.