Sobeval : L'abattoir de Dordogne autorisé à une reprise « partielle » de son activité

SOUFFRANCE ANIMALE L'abattoir avait été dénoncé par l'association L214 qui avait diffusé une vidéo révélant, selon elle, des infractions « multiples » aux règles de protection animale

20 Minutes avec AFP

— 

Un boucher dans un abattoir (image d'illustration).
Un boucher dans un abattoir (image d'illustration). — REMY GABALDA / AFP

A l’arrêt depuis le 28 février l’abattoir de veaux de la Sobeval, à Boulazac, est autorisé à reprendre partiellement ses activités ce mercredi. « Le préfet a signé une levée partielle de la suspension d’agrément, autorisant la Sobeval à reprendre son activité d’abattage conventionnel », sous réserve notamment « d’une supervision renforcée » qui sera assurée par une vétérinaire nouvellement recrutée, a précisé la préfecture de la Dordogne dans un communiqué.

Pour rappel, vendredi, le ministère de l’Agriculture avait demandé la suspension de cet établissement après la diffusion d’une vidéo choc de L214. Selon l'association ces images révélaient des infractions « multiples » aux règles de protection animale. L214 dénonçait des « étourdissements réalisés en violation de la réglementation », avec la tête des veaux pas totalement immobilisée, donc des « tirs mal ajustés », des animaux blessés mais conscients, et des « contrôles de l’inconscience et de l’insensibilité des veaux quasi inexistants ».

La suspension décidée par arrêté préfectoral, dans la foulée d’une inspection diligentée par le ministère, « conditionnait notamment la reprise de l’abattage à la révision » des procédures de l’établissement, « la formation des personnels habilités au respect de ces nouveaux modes opératoires et à la fiabilisation du niveau de surveillance interne ».

Une nouvelle évaluation dans deux semaines

Ce mercredi, la préfecture a expliqué que ses services avaient donné, dans un premier temps, une « évaluation favorable » aux « propositions d’amélioration du dispositif de maîtrise des conditions de l’abattage » présentées par l’entreprise qui emploie 450 salariés. Dans un second temps, les opérateurs chargés « du respect des règles de protection animale » ont reçu une formation et des « instructions précises » concernant la révision des modalités d’abattage. Un test, réalisé mardi, « a permis de vérifier que (…) l’abattage respectait pleinement la réglementation en matière de protection animale », ajoute la préfecture.

Une nouvelle évaluation sera menée dans deux semaines et la levée complète de la suspension interviendra après que le service d’inspection vétérinaire, dépendant de la préfecture, « aura constaté que toutes les garanties sont apportées » pour l’abattage rituel (casher et halal).