VIDEO. Coronavirus : L’IHU de Marseille, centre de référence en France

CORONAVIRUS Les tests de dépistage du coronavirus sont réalisés à l’Institut hospitalo universitaire de Marseille

Adrien Max
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Un laborantin en train de réaliser des analyses sur des tests de dépistage du Coronavirus.
Un laborantin en train de réaliser des analyses sur des tests de dépistage du Coronavirus. — Adrien Max / 20 Minutes
  • L’IHU Méditerranée infection de Marseille est le centre de référence pour le dépistage et le traitement du coronavirus dans la région Paca.
  • Contrairement à certains sites parisiens en saturation, l’IHU est en mesure de faire 1.000 dépistages par jour.
  • L’institut travaille également sur des molécules connues pour trouver un traitement efficace contre le coronavirus.

Un bâtiment flambant neuf au centre de toutes les attentions. C’est au sein de l’institut hospitalo-universitaire Méditerranée infection de Marseille, situé à l’hôpital de la Timone, que sont réalisés les tests de dépistage pour le coronavirus en région Paca​. C’est ici que le premier cas de coronavirus à Marseille a été décelé, après ceux de Nice. C’est aussi ici que la patiente sera soignée. « Le gros avantage de l’IHU, c’est qu’on réalise au sein d’un même endroit les diagnostics, la prise en charge des patients, et de la recherche sur le virus », se félicite le professeur Didier Raoult qui dirige l’institut, reconnu mondialement, depuis son ouverture en 2016.

Déjà 600 prélèvements ont été réalisés au sein de l’IHU la semaine dernière, avec des résultats de diagnostics disponibles en moins de 3 heures « On a mis en place une zone de confinement pour les patients suspects dans laquelle les médecins portent un masque. Des prélèvements nasaux-pharyngiques sont réalisés pour récupérer le mucus », explique le professeur Philippe Brouqui de l’IHU.

Une capacité supérieure à Paris

Ces prélèvements sont ensuite analysés grâce à la méthode PCR (polymerase chain réaction). « On cible une séquence spécifique au virus que l’on va multiplier pour s’apercevoir si elle est présente », explique le professeur Didier Raoult.

Si 600 prélèvements ont été réalisés la semaine dernière, et ils ne font qu’augmenter depuis le début de cette semaine. Et jusqu’à 1.000 diagnostics peuvent être réalisés quotidiennement au sein de l’IHU. « Quand on voit qu’à Paris certains établissements ne sont pas en capacité de faire des tests et qu’ils disent aux gens de rentrer chez eux pour se mettre en quarantaine… », constate amèrement un personnel de l’IHU.

Dans le cas où le prélèvement se révèle positif, le virus peut être mis en culture et observé à travers des microscopes ultra-puissants. Un coronavirus est d’ailleurs présent à l’écran, « on le reconnaît à sa forme ronde, comme une couronne ».

Eviter la panique

De l’autre côté du bâtiment, une aile accueille les malades. Des chambres spécifiques sont prévues pour accueillir les premiers malades du coronavirus à Marseille. Une chambre somme toute classique même si des vannes assez impressionnantes permettent de contrôler la pression.

« Elles sont mises sous pression pour éviter aux virus présents dans la chambre d’en sortir. On a également du matériel portable que l’on peut amener dans la chambre et qui est ensuite stérilisé pour ne pas faire sortir le patient », rassure le professeur. Des chambres ultra-équipées pour traiter au mieux les patients, mais aussi pour éviter la diffusion d’un sentiment de peur. Pour le professeur Raoult, la panique liée à l’épidémie est plus dangereuse que le virus en lui-même, « mais ça se gère ».