La permanence de campagne d’Edouard Philippe au Havre taguée et caillassée par des manifestants

INCIDENTS « 49-3 Philippe prend la fièvre », « Mettons le en quarantaine », « Déni de démocratie » pouvait-on lire sur des inscriptions fraîchement peintes à la bombe

V.R.B. avec AFP
— 
Edouard Philippe, le 31 janvier 2020 au Havre.
Edouard Philippe, le 31 janvier 2020 au Havre. — LOU BENOIST / AFP

Le 49-3 ne passe pas… Le local de campagne d’ Edouard Philippe, tête de liste aux municipales au Havre, a été tagué et caillassé ce samedi soir par des manifestants qui ont laissé éclater leur colère après la décision du Premier ministre d’utiliser le 49-3 pour adopter la réforme des retraites.

Réagissant à la décision d’Edouard Philippe d’engager la responsabilité du gouvernement pour faire adopter sans vote le texte sur les retraites, 140 personnes selon la police, parties de l’hôtel de ville, avaient commencé à battre le pavé à la nuit tombée dans les rues du Havre.

Des manifestants ont tagué le local et jeté des pierres sur la vitrine qui a été en partie brisée, des poubelles ont été déversées et une voiture a été dégradée

Une plainte va être déposée pour « dégradations »

L’ex-chef de cabinet du Premier ministre, Mohamed Hamrouni, qui a rejoint la campagne d’Edouard Philippe, a annoncé qu’il se rendait au commissariat pour « porter plainte pour dégradations ».

Plus aucun membre de la campagne d’Edouard Philippe n’était présent vers 20 h aux abords du local, où seuls des véhicules de police assuraient la sécurité.

Le Premier ministre se trouvait à Paris au moment des incidents au Havre. Il avait obtenu le feu vert du Conseil des ministres à la mi-journée sur le dossier de la réforme des retraites​. Il est monté à la tribune de l’Assemblée vers 17 h 30 pour faire cette annonce surprise, afin de « mettre fin à cet épisode de non-débat » avec les oppositions.

Dans la soirée de samedi, quelques centaines de personnes opposées à la réforme des retraites se sont par ailleurs rassemblées dans le calme près de l’Assemblée nationale à Paris pour dire « non au 49-3 ». D’autres rassemblements, à Lille et Bordeaux, ont également eu lieu.