SNCF : Les tarifs pratiqués sont « opaques », dénonce «60 millions de consommateurs»

TRAINS Elle s’insurge contre « le grand écart des tarifs » des grandes lignes TGV et Intercités

20 Minutes avec agences

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Un train Ouigo. (Illustration)
Un train Ouigo. (Illustration) — ROMUALD MEIGNEUX/SIPA

« Sur les grandes lignes, les tarifs sont toujours considérés comme opaques », a regretté jeudi Benjamin Douriez, rédacteur en chef adjoint du magazine 60 millions de consommateurs.

« Cette opacité est un peu consubstantielle au "yield management"», le système de gestion des tarifs en fonction de l’offre et la demande adopté depuis longtemps par la SNCF pour les grandes lignes, a-t-il expliqué. La revue a testé les tarifs proposés par le site Oui.sncf, sur 35 trajets en 2e classe entre des grandes villes et dans les deux sens, à dix dates différentes, cinq voyages en semaine et cinq départs en week-end (le vendredi soir, sauf le jeudi 7 mai), entre 15 jours et 4 mois à l’avance.

Anticiper son voyage ne suffit pas

Au total, l’étude réalisée les 8 et 9 janvier, porte sur les prix de 2.859 trains. Parmi le « yoyo » des prix relevés, les écarts les plus importants concernent un trajet entre Paris et Aix-en-Provence, de 10 euros – pour un Ouigo au départ de Marne-la-Vallée – à 116 euros, la moyenne étant de 47 euros en semaine et de 81 euros pour un départ en week-end.

Anticiper son achat pour bénéficier des tarifs les plus avantageux « ne suffit pas toujours », selon Benjamin Douriez. Dès l’ouverture de la réservation, quasiment tous les billets étaient ainsi vendus au prix maximum pour un départ le 7 mai au soir, veille de pont du 8 mai. « On est au prix fort au moment où le voyageur est le plus captif », a-t-il regretté. La palme allait au trajet Paris-Lyon où le prix moyen d’un billet était de 71,32 euros, le maximum étant de 97 euros.

60 millions de consommateurs – qui avait décerné en janvier le « cactus d’or » à la SNCF pour ses retards, fermetures de guichets et cartes de moins en moins avantageuses – invite à « bien évaluer les contraintes » de Ouigo. Le service est moins cher mais beaucoup moins souple. La revue dénonce aussi le maquis des cartes de réduction, qui ne sont plus acceptées dans tous les trains régionaux.