Coronavirus : Cas avéré en Haute-Savoie, supporteurs italiens à Lyon, l'Agence régionale de santé se veut rassurante

SANTE L'agence régionale de santé d'Auvergne-Rhône-Alpes tente de combattre la psychose après l'apparition d'un cas confirmé de coronavirus en Haute-Savoie

Caroline Girardon

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Un personne avec un masque pendant l'épidémie de Coronavirus en Italie.
Un personne avec un masque pendant l'épidémie de Coronavirus en Italie. — Miguel MEDINA / AFP

Il est appelé « le patient 14 ». Un cas de Covid 19 a été confirmé en Haute-Savoie, révèle ce mercredi l’ARS, agence régionale santé en région Auvergne-Rhône-Alpes. Il s’agit d’un Français d’une soixantaine d’années, amené à se déplacer fréquemment en Italie, essentiellement dans la région de la Lombardie, pour son travail.

Hospitalisé à Annecy, « son état n’inspire pas d’inquiétude ». « Il présentait des premiers signes cliniques de faible intensité et a contacté le 115, lundi 24 février, après avoir eu connaissance que la Lombardie était désormais classée par l'OMS dans les zones à risque », précise Serge Morais, directeur général adjoint de l’ARS. Des prélèvements oraux et pharyngés ont été effectués et les résultats sont tombés tard mardi soir.

« En France, nous ne sommes ni au stade épidémique, ni au stade de transmission communautaire »

« Il va bien. Il est toujours à l’hôpital et suit un traitement. Il nous a transmis un classeur dans lequel sont répertoriées toutes les personnes avec lesquelles il a été en contact ces derniers jours », poursuit-il. Soit une soixantaine de personnes. Ses proches, issus de l’entourage familial et professionnel, subiront à leur tour des prélèvements en cas d’apparition de symptômes : forte toux, fièvre et maux de tête, et devront dans ce cas, restés isolés à leur domicile en attendant les résultats.

« Ceux du second cercle seront appelés quotidiennement pendant 14 jours afin qu’ils prennent leur température et pour voir si des symptômes apparaissent. Si rien ne se passe, ils pourront reprendre leur vie normale dans deux semaines », explique Serge Morais, précisant qu’il n’y a pas d’inquiétude à avoir actuellement. « En France, on ne parle que cas isolés. Nous ne sommes ni au stade épidémique, ni au stade de transmission communautaire comme c’est le cas dans les régions italiennes de la Lombardie et de la Vénétie », ajoute-t-il.

Les supporteurs italiens ? Un « risque minime »

Pas d’inquiétude non plus concernant les supporteurs italiens, qui se rendront mercredi soir au Groupama Stadium pour assister au match de Ligue des champions entre l’Olympique Lyonnais et la Juventus de Turin. « Le risque est minime. La plupart des visiteurs sont issus de la région du Piémont qui n’est pas concernée par la transmission communautaire », assure Serge Morais. Des messages traduits en italien seront toutefois diffusés sur écran avant la rencontre afin d’informer les supporteurs et leur conseiller d’appeler le numéro vert mis en place en cas de questionnement (0800 130 000) ou le 15 en cas d’apparition de symptômes.

« Il est primordial de ne pas se rendre directement aux urgences si l’on pense être malade. Ni dans les cabinets médicaux. Le 15 les mettra en contact avec une médecin et un infectiologue qui pourront ensuite les diriger vers l’un des 15 centres hospitaliers spécialisés de la région », ajoute Anne-Marie Durand, directrice de la santé publique au sein de l’ARS, précisant également que « le port masque dans la rue n’apporterait rien aujourd’hui ». « Si vous n’êtes pas allés dans les zones à risque ou si vous n’avez pas été en contact avec une personne infectée, il n’y a pas de risque d’attraper le coronavirus. Et Annecy ou Lyon ne sont pas considérées comme des villes plus à risque que d’autres », poursuit-elle avant de rappeler que la grippe classique est à l’origine de 8.000 à 12.000 décès chaque année en France.