VIDEO. En France, un tiers des hommes ne se lave pas les mains après être allé aux toilettes

BEURK L’hygiène des Français s’est améliorée, mais il y a encore du boulot

P.B.

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Illustration d'une personne se lavant les mains.
Illustration d'une personne se lavant les mains. — Yelena Afonina/TASS/Sipa USA/SIPA;

Les hommes et les seniors bonnets d’âne de l’hygiène en France. Selon une vaste enquête de l’institut Ifop pour la société Diogène France révélée par le journal Le Parisien, si les pratiques hygiéniques ont fait de gros progrès depuis les années 1950, se laver les mains régulièrement ou changer de sous-vêtements quotidiennement ne fait pas encore l’unanimité, surtout chez les plus âgés.

Trois Français sur quatre se lavent complètement tous les jours

En 1951, la moitié des Français ne se lavait pas quotidiennement car seulement 1 foyer sur 10 avait accès à une salle de bains. Aujourd’hui, 76 % de la population procède à une toilette complète chaque jour. Les femmes sont plus consciencieuses que les hommes (81 % contre 71 %). Chez les plus de 65 ans, la douche quotidienne est optionnelle : la moitié des femmes et deux tiers des hommes s’en passent. Joie de la retraite et de ne plus soucier du regard – ou plutôt de l’odorat – des autres.

Le lavage des mains pas systématique après les toilettes ou le métro

Un quart des femmes et un tiers des hommes ne se lavent pas les mains après être allés aux toilettes ni avant de faire la cuisine. Seulement un tiers de la population se lave les mains après avoir pris les transports en communs. Cela signifie qu’on a tous mangé chez un ami qui a fait à manger après être rentré en métro et être passé sur le trône.

La moitié des hommes de plus de 65 ans ne change pas de slip tous les jours

Aujourd’hui, plus de 90 % des femmes changent de culotte chaque jour, quel que soit l’âge. Chez les hommes, ils sont seulement 73 %. Et il y a de grandes disparités d’âge, de plus de 80 % chez les moins de 49 ans à seulement 50 % chez les seniors. « Les personnes âgées sentent-elles mauvais ? », demandait le New York Times l’an dernier. Apparemment, la question divise les scientifiques.