Le gouvernement se félicite des « bons résultats » des petits-déjeuners gratuits à l’école

SOCIAL Ces mesures ainsi que la cantine à un euro sont deux mesures du gouvernement en faveur des écoliers et écolières les plus défavorisées

20 Minutes avec AFP

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Emmanuel Macron dans un lycée qui distribue des petits-déjeuners. (archives)
Emmanuel Macron dans un lycée qui distribue des petits-déjeuners. (archives) — PATRICK HERTZOG / AFP / POOL

L’Etat veut faire monter en puissance en 2020 la cantine à un euro et les petits-déjeuners gratuits à l’école, deux dispositifs basés sur le volontariat lancés en 2019 dans le cadre de la prévention et de la lutte contre la pauvreté. Le ministre de l’Education nationaleJean-Michel Blanquer et la secrétaire d’Etat aux Solidarités Christelle Dubos ont salué dimanche dans un communiqué « les bons résultats de la mise en place en 2019 de [ces] deux mesures phare de la Stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté, présentée par le président de la République en septembre 2018 ».

Les petits-déjeuners gratuits, servis à 110.000 élèves de maternelle et de primaire de territoires défavorisés l’an passé, soit un peu plus que l’objectif fixé à 100.000, doivent concerner 200.000 élèves en 2020 pour un budget de 12 millions d’euros, doublé par rapport à 2019. « C’est un vrai succès ! », a estimé dans les colonnes du Journal du Dimanche Christelle Dubos. « Un enfant qui commence la journée le ventre vide ne peut pas apprendre dans de bonnes conditions », a souligné Jean-Michel Blanquer.

Un objectif à 40.000 élèves

Les écoles doivent se situer dans une zone REP (réseau d’éducation prioritaire), REP + ou quartiers politique de la ville ou encore dans certaines zones rurales. Pour la cantine à un euro, qui sera étendue aux maternelles, le budget de 5 millions d’euros annuels est reconduit. En 2019, ce dispositif a bénéficié à 8.000 élèves de communes rurales pauvres, qui n’ont pas les moyens de financer des tarifs sociaux.

La cantine à un euro prévoit le financement d’une partie des repas servis si la commune met en place une tarification progressive composée d’au moins trois tranches, la tranche la plus basse étant d’un euro maximum par repas et par enfant. « L’objectif est que 40.000 élèves en bénéficient dès 2020 », a précisé Jean-Michel Blanquer au JDD.