VTC : Les chauffeurs appelés à se déconnecter des plateformes le 6 mars

PROTESTATION L’Intersyndicale nationale VTC (INV) appelle également les conducteurs à se rassembler à 15h30 devant le siège d’Uber pour une « action surprise »

20 Minutes avec AFP

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Illustration d'une Manifestation de VTC à Paris, en décembre 2015.
Illustration d'une Manifestation de VTC à Paris, en décembre 2015. — N. Messyasz/SIPA

A l’appel de l’Intersyndicale nationale VTC (INV), les chauffeurs sont appelés à se déconnecter des plateformes de voitures avec chauffeurs et à se rassembler devant les locaux d’Uber, le 6 mars, pour protester contre les conditions de travail.

L’INV invite les chauffeurs à une « extinction totale de toutes les applis » le 6 mars, c’est-à-dire à se déconnecter des plateformes VTC de type Uber, Kapten et Marcel. L’intersyndicale appelle également les conducteurs à se rassembler à 15h30 devant le siège d’Uber pour une « action surprise ».

La commission prélevée par Uber en cause

Plusieurs centaines de chauffeurs français d’Uber ont mené depuis la mi-novembre des opérations de blocage de centres logistiques de la plateforme, dont celui d’Aubervilliers en Seine-Saint-Denis et le siège d’Uber France à Paris. Un changement des procédures qui suspend un chauffeur en cas de refus répétés d’une course, le privant de travail, est à l’origine de ce mouvement.

Les chauffeurs dénoncent également le niveau de commission prélevé par Uber, la présence de « faux chauffeurs » qui utilisent des cartes VTC usurpées, et l’absence de tarif minimum pour les courses. « C’est un métier précaire, il nous faut une protection sociale », plaide Brahim Ben Ali, coordinateur de l’Intersyndicale.

Deliveroo condamné pour travail dissimulé

Le statut d’indépendant des chauffeurs VTC et livreurs à vélo liés à des plateformes est de plus en plus remis en cause en France.

La plateforme de livraison de repas Deliveroo vient d’être condamnée pour travail dissimulé à la suite de la requalification du contrat de prestation de service d’un de ses coursiers en contrat de travail, une première en France. A Lyon, 120 chauffeurs Uber ont déposé le 31 janvier une requête pour requalifier leur relation contractuelle en salariat.