« Je n’imaginais pas un tel déferlement d’insultes possible »… Le maire de Saint-Gervais va porter plainte

MENACES Jean-Marc Peillex a recensé environ 800 messages d’insultes et de menaces de mort à son encontre en raison de la venue d’Emmanuel Macron, jeudi dernier en Haute-Savoie

Jérémy Laugier

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Jean-Marc Peillex, le maire de Saint-Gervais, a accueilli Emmanuel Macron jeudi dernier en Haute-Savoie.
Jean-Marc Peillex, le maire de Saint-Gervais, a accueilli Emmanuel Macron jeudi dernier en Haute-Savoie. — P.Tournaire

« Même moi qui suis très actif sur les réseaux sociaux, je n’étais pas préparé à ça, je n’imaginais pas un tel déferlement d’insultes possible. » Quatre jours après la venue d’Emmanuel Macron sur sa commune, le maire divers droite de Saint-Gervais (Haute-Savoie) Jean-Marc Peillex a reçu environ 800 messages d’insultes et de menaces de mort. Celui qui brigue un quatrième mandat consécutif va d’ailleurs déposer plainte contre X après tous ces messages, qu’il estime réalisés par le biais de 45 faux profils.

« Le problème, c’est de faire face à des gens qui n’existent pas physiquement, confie-t-il à 20 Minutes. Tous ces comptes sont des leurres et ont disparu. Une véritable tentacule se déploie et cette haine n’est dispersée que par une extrême minorité, une véritable organisation de déstabilisateurs. Je sais qu’il va être très difficile d’identifier des responsables mais je ne m’imagine pas choisir la résignation face à ces insultes. »

« Quand on voit ces écrits, on peut redouter des actes »

En marge de la visite d’Emmanuel Macron jeudi, où il a notamment été question de la pollution dans la vallée de l’Arve et de « la protection du Mont-Blanc », trois tags injurieux (dont un « Dégage connard ») ont également dû être enlevés à Saint-Gervais et sur la commune voisine de Passy.

« Je ne suis pas facilement atteignable, insiste Jean-Marc Peillex, qui ne regrette en aucun cas d’avoir accueilli le président de la République. Même si j’ai une carapace, quand on voit ces écrits, on peut redouter des actes. Nous sommes tellement dans une société où le faits divers n’émeut plus les gens. Mais toutes ces menaces ne remettent pas en cause mon engagement d’élu. »