Le gouvernement va distribuer gratuitement des protections hygiéniques pour les femmes précaires

REGLES Une association estime à 1,7 million le nombre de femmes victimes de précarité menstruelle en France

20 Minutes avec AFP

— 

L'achat de tampons serviettes représente pour certaines femmes un achat mensuel trop lourd.
L'achat de tampons serviettes représente pour certaines femmes un achat mensuel trop lourd. — A. Boumediene / 20 Minutes

Des protections périodiques distribuées gratuitement pour les femmes en situation de précarité. Cette mesure doit être lancée cette année par le gouvernement à titre expérimental, ont annoncé ce mercredi soir les cabinets de Marlène Schiappa et Christelle Dubos, s’appuyant sur deux rapports parlementaires.

Les secrétaires d’Etat chargées respectivement de l’Egalité femmes/hommes et de la Solidarité et la Santé « saluent » dans un communiqué le rapport sur le tabou des règles publié mardi par les députées Laëtitia Romeiro Dias (LREM) et Bénédicte Taurine (LFI). Comme celui remis en novembre par la sénatrice Patricia Schillinger (LREM), ce rapport « fait notamment de la lutte contre la précarité menstruelle et l’accès de toutes les femmes aux protections hygiéniques une priorité », notent-elles.

Des cartes prépayées pour les femmes sans domicile

Soulignant par ailleurs que l’association Règles élémentaires estime à 1,7 million le nombre de femmes victimes de précarité menstruelle en France, les deux secrétaires d’Etat « annoncent l’expérimentation dès 2020 de la gratuité des protections hygiéniques dans plusieurs lieux collectifs », une expérimentation « dotée d’un million d’euros ».

Dans leur rapport, les députées préconisent l’installation de distributeurs de protections menstruelles dans certains lieux publics, auxquels les femmes sans domicile pourraient avoir accès grâce à des cartes prépayées. Parmi leurs 47 recommandations figurent aussi des mesures pour lutter contre le manque d’information sur le sujet, notamment dans les collèges, ou par des informations claires de la part des industriels sur l’utilisation de certaines protections et le risque de choc toxique.