Matzneff sera jugé en septembre 2021 pour « apologie » de pédophilie

JUSTICE L’écrivain a été cité à comparaître par l’association de prévention contre la pédophilie « l'Ange Bleu »

20 Minutes avec AFP

— 

Gabriel Matzneff est accusé de pédophilie.
Gabriel Matzneff est accusé de pédophilie. — ANDERSEN ULF/SIPA

L’écrivain Gabriel Matzneff, visé par une enquête pour viols sur mineurs, sera en outre jugé le 28 septembre 2021 pour « apologie » de pédophilie devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris, spécialisée dans les affaires de presse et de liberté d’expression.

L’écrivain a été cité à comparaître par l’association de prévention contre la pédophilie l’Ange Bleu. Cette procédure permet à une victime de convoquer directement l’auteur présumé devant le tribunal, sans qu’une enquête préalable ne soit menée. C’est à la victime de collecter les preuves de culpabilité de l’auteur présumé des faits.

Apologie d’actes pédophiles « et précisément de crime de viol aggravé »

Dans sa citation à comparaître, l’association évoque trois articles parus entre fin décembre et début janvier dans l’Obs, le Parisien et l’Express, et accuse l’écrivain d’avoir fait l’apologie d’actes pédophiles « et précisément de crime de viol aggravé » en évoquant la relation qu’il a eue avec Vanessa Springora.

Cette dernière, éditrice, a publié début janvier un livre, Le Consentement, dans lequel elle met en cause l’écrivain de 83 ans pour ses relations avec des mineurs. Cette publication sur leur relation dans les années 1980 alors qu’elle n’avait pas encore 14 ans a entraîné l’ouverture par le parquet de Paris d’une enquête préliminaire pour « viols commis sur mineur de moins de 15 ans ».

L’attirance revendiquée de Gabriel Matzneff pour les « moins de 16 ans » et pour le tourisme sexuel avec de jeunes garçons en Asie, qu’il a racontée dans des livres, a pendant longtemps été tolérée dans le monde littéraire parisien.

Un appel à témoins pour retrouver d’autres victimes a été lancé mardi et une perquisition était en cours mercredi dans les locaux des éditions Gallimard, à Paris, dans le cadre de cette enquête, a-t-on appris de source proche du dossier, confirmant une information de Mediapart.