Fin du procès en appel des Balkany pour blanchiment, décision le 22 avril

JUSTICE La cour doit par ailleurs examiner ce mercredi après-midi une nouvelle demande de mise en liberté de Patrick Balkany

A.B. avec AFP

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Les époux Balkany lors de leur procès le 13 septembre 2019.
Les époux Balkany lors de leur procès le 13 septembre 2019. — Thomas SAMSON / AFP

La cour d’appel de Paris rendra le 22 avril sa décision dans le dossier de blanchiment aggravé de fraude fiscale visant Patrick et Isabelle Balkany, édiles de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine).

Le parquet général a requis contre le couple des peines de prison ferme et dix ans d’inéligibilité, mais renoncé à demander l’incarcération immédiate du maire, pour des raisons médicales. Les Balkany attendent par ailleurs le 4 mars une décision de cette même cour dans le volet fraude fiscale de ce dossier.

Une nouvelle demande de mise en liberté

Dans la foulée du procès en appel, la cour doit examiner mercredi à 14 h 30 une nouvelle demande de mise en liberté de Patrick Balkany, 71 ans, incarcéré depuis sa première condamnation pour fraude fiscale le 13 septembre et depuis régulièrement hospitalisé.

Cette urgence est motivée par l’état de santé de l’ancien baron des Hauts-de-Seine, qui souffre d’une pathologie digestive grave et qui a perdu « près de 30 kg en cinq mois » selon sa famille.

Si la cour faisait droit aux demandes de la défense, Patrick Balkany pourrait sortir de prison dès mercredi soir.

« Dégradation manifeste de l’état général » et « état dépressif marqué »

Une expertise médicale réalisée le 5 février au parloir de la maison d’arrêt parisienne de la Santé relève une « dégradation manifeste de l’état général » de l’élu, qui présente un « état dépressif marqué » : ceci « ne paraît pas compatible avec une détention ordinaire ».

Très affaibli, Patrick Balkany n’avait assisté qu’au premier jour de son procès en appel pour fraude et était absent toute l’audience d’appel consacrée au blanchiment.

« J’aurais préféré que mon client pèse encore 100 kg, qu’il soit dans le box », a plaidé mercredi son avocat Romain Dieudonné. Il a appelé la cour à rendre une décision « adaptée » à l’état de santé d’un homme « déjà un genou à terre » et qui « ne se représentera pas aux élections municipales de mars ».