Vatican : Le pape appelle les plus riches à mettre un terme à la pauvreté

DISCOURS Lors d’une conférence organisée au Saint-Siège, le pape a tenu des propos sur la nécessité de venir à bout des inégalités

20 Minutes avec agences

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Le pape François.
Le pape François. — Andreas SOLARO / AFP

Le pape François a appelé mercredi le « monde riche (à) mettre fin à la pauvreté ». Celui-ci a estimé que la planète est en mesure de vaincre les inégalités, au cours d’une conférence au Vatican sur l’économie solidaire et l’inclusion.

« Nous ne sommes pas condamnés à l’inégalité ni à la paralysie face à l’injustice. Le monde riche et une économie prospère peuvent et doivent mettre fin à la pauvreté », a-t-il déclaré devant les participants lors d’une intervention qui n’était pas programmée. Parmi les dizaines de participants figuraient, entre autres, la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, le ministre français des Finances, Bruno Le Maire et son homologue argentin Martin Guzman.

Une « forte pression fiscale »

« Nous devons être conscients que nous sommes tous responsables. Si la pauvreté extrême existe au milieu de la richesse – elle aussi extrême – c’est parce que nous avons permis que le fossé s’élargisse pour devenir le plus grand de l’histoire », a poursuivi le cardinal argentin Jorge Bergoglio. Celui-ci a fait de la lutte contre la pauvreté et les inégalités un thème central de son pontificat.

« Les personnes pauvres dans les pays fortement endettés souffrent d’une forte pression fiscale et d’une coupe des services sociaux », a également dénoncé l’ancien archevêque de Buenos Aires et premier pape à provenir du Nouveau monde.

« L’économie au service des gens »

Kristalina Georgieva a également repris le message du pape dans son intervention. « Quelles sont les nouvelles priorités pour l’économie globale ? Laissez-moi vous donner une courte réponse, avec les mots du pape François : 'la première tâche est de mettre l’économie au service des gens' », a-t-elle déclaré.

Elle a ainsi plaidé pour « réduire les inégalités dans les opportunités », ce qui signifie « investir dans les gens, pas seulement dépenser davantage pour les écoles, mais également améliorer la qualité de l’enseignement ». Elle a aussi souhaité une « mondialisation de l’espoir », la lutte contre la corruption et contre l’évasion fiscale.