106 « cas actifs » de policiers suspectés de radicalisation à l’étude, selon Castaner

SECURITE Le ministre de l'Intérieur a souligné qu'il ne s'agissait que de soupçons, sur plus de 150.000 policiers

20 Minutes avec AFP

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Un policier et son arme de service (illustration).
Un policier et son arme de service (illustration). — P.MAGNIEN / 20 MINUTES

Il a donné ces chiffres avec la plus grande prudence. Les services de police étudient « 106 cas » de policiers suspectés de radicalisation depuis le quadruple meurtre au sein de la préfecture de police le 3 octobre 2019 par un informaticien travaillant à la direction du renseignement, a déclaré mardi Christophe Castaner.

« Depuis le 3 octobre, on a 106 cas actifs où nous étudions le dossier. Cela ne veut pas dire qu’ils sont radicalisés. Et je voudrais que les choses soient claires : 106 cas sur 150.000 policiers », a déclaré le ministre de l'Intérieur sur BFMTV.

« Il y a un contrôle particulier, des examens qui sont faits, pour être sûr. Mais attention : ce n’est pas parce qu’on est musulman qu’on est radicalisé, ce n’est pas parce qu’on est juif qu’on est radicalisé, ce n’est pas parce qu’on serait athée et fan d’un club de football qu’on serait radicalisé. Il faut remettre les choses à leur place », a-t-il ajouté.

16 personnes écartées depuis 2014

« On a des signalements, on les étudie avec une grille d’évaluation précise et ce sont des femmes et des hommes spécialisés dans la lutte contre la radicalisation qui se prononcent et qui nous disent les recommandations qu’il faut faire », a précisé le ministre de l’Intérieur. « Le risque existe surtout maintenant qu’on a un risque terroriste endogène qui part de femmes et hommes non soupçonnés, non identifiés », a-t-il prévenu.

Seize personnes ont été « écartées » des services de renseignement français depuis 2014 « pour leur potentielle radicalisation ou celle de leur entourage », avaient indiqué les services du Premier ministre le 21 janvier. Mercredi, la commission d’enquête parlementaire sur les dysfonctionnements ayant conduit aux attaques commises à la préfecture de police de Paris le 3 octobre doit présenter l’état d’avancement de ses travaux.