Hygiène alimentaire : Les boulangeries et charcuteries peuvent mieux faire, selon la CLCV

CONTROLES L’association de consommateurs tire ses enseignements des 41.779 contrôles « hygiène » effectués l’an dernier dans les établissements alimentaires. Dans 94 % d’entre eux, l’hygiène est jugée bonne. Mais la CLCV pointe toutefois des disparités

F.P.

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Illustration de pains au chocolat dans une boulangerie.
Illustration de pains au chocolat dans une boulangerie. — GILE Michel/SIPA

L’association de consommateurs CLCV dresse un bilan « en demi teinte » des contrôles d’hygiène effectués en 2019 dans les établissements alimentaires. L’an dernier, 41.779 contrôles ont été effectués, soit 3,7 % de plus de que l’an passé. Les résultats sont publiés depuis trois ans sur le site et l’application « Alim’confiance », rappelle Les Echos.

L’association se félicite tout d’abord que les établissements contrôlés obtiennent globalement une bonne note. L’hygiène de 94 % d’entre eux est ainsi jugée « satisfaisante », voire « très satisfaisante ».

Boulangeries et charcuteries dans les moins bien notés

Toutefois, la CLCV pointe des disparités. Les notes varient déjà en fonction des catégories des établissements contrôlés. Les fromageries, avec seulement 3,8 % des établissements contrôlés qui doivent améliorer leur hygiène, sont celles qui s’en sortent le mieux. Suivent les établissements d’entreposage (3,3 %) et de transport de denrées alimentaires (2,5 %). A l’autre bout du classement, la catégorie des boulangeries, pâtisseries, chocolatiers et glaciers obtient la moins bonne note. 18,8 % doivent améliorer leur hygiène. Suivent les rayons pain/viennoiserie/pâtisserie des supermarchés (10,5 %), puis les boucheries-charcuteries (8,9 % pour les rayons, 8,6 % pour les établissements).

La CLCV note aussi des disparités selon les régions. Plusieurs départements d’Outre-Mer sont épinglés. 27,3 % des établissements contrôlés à La Réunion doivent ainsi améliorer leur hygiène, 21,9 % en Guyane, 15,9 % en Guadeloupe et 14,2 % à Mayotte. En tête, on trouve Paris, avec seulement 2 à 3 % des établissements contrôlés qui doivent améliorer leur hygiène, suivi de la Corse (2,2 %).

Le besoin d’une meilleure répartition des contrôles sur le territoire

La CLCV tire de ce bilan deux recommandations. Celle d’abord de mieux répartir les contrôles sur le territoire. Plus d’un quart des 41.779 contrôles ont ainsi été faits en Ile-de-France, dont la grande majorité à Paris, regrette l’association de consommateurs. « A l’inverse, certains départements sont quasiment exclus des contrôles », regrette-t-elle.

La CLCV invite aussi, à l’avenir, à cibler en priorité les types d’établissements qui ont obtenu les moins bons résultats l’an dernier. En contrôlant davantage, par exemple, les boulangeries et les charcuteries.