Congé de deuil parental : Les députés LREM vont réparer leur erreur, assure Olivia Grégoire

POLEMIQUE La majorité à l’Assemblée nationale avait refusé la semaine dernière d’allonger le congé pour la perte d’un enfant

20 Minutes avec AFP

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Assemblée nationale (illustration).
Assemblée nationale (illustration). — NICOLAS MESSYASZ / SIPA

Après le tollé suscité par le refus initial d’allonger le congé pour la perte d'un enfant, vendredi dernier, la majorité LREM à l’Assemblée nationale va déposer « très vite » une proposition de loi pour mieux les accompagner et « réparer » cette « lourde » erreur, a indiqué lundi la députée Olivia Grégoire.

La ministre du Travail, « Muriel Pénicaud va, avec Adrien Taquet, dès cette semaine, dès demain, recevoir l’ensemble des associations concernées, discuter avec le Medef, les syndicats, pour qu’on propose mieux », a indiqué la députée LREM sur Cnews.

« On va proposer mieux, et très vite »

« Nous allons réparer notre erreur et quand on fait une erreur aussi lourde, un on la reconnaît, deux on la répare vite, et trois on est mieux-disant, on propose mieux, on va proposer mieux, et très vite », a-t-elle assuré.

Selon Olivia Grégoire, les députés LREM vont « proposer par exemple une proposition de loi qui est prête », qui prévoira « ces congés de 12 jours mais plus largement d’accompagner mieux les parents à qui ce drame arrive, avec la création notamment d’un fonds public qui viendrait accompagner les parents en difficulté ».

Reconnaissant une « erreur collective », elle a toutefois appelé à « un peu d’humanité dans le traitement des députés », dont « certains » sont selon elle, « concernés par ces drames ».

« On va réparer les choses » et « on profitera du débat au Sénat pour pouvoir rectifier les choses », a indiqué de son côté la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye sur France 2, en reconnaissant « une erreur d’appréciation politique » et « une mauvaise évaluation de la situation politique ».

« Aller au-delà des seuls congés »

« Il faut aller au-delà des seuls congés parce que ce n’est pas le seul sujet. Il faut améliorer l’accompagnement psychologique des parents, il faut mieux prendre en charge les frais funéraires », a précisé sur RMC et BFMTV Adrien Taquet, le secrétaire d’Etat à la Protection de l’enfance, qui souhaite que « la solidarité nationale prenne sa part en plus des entreprises ».

Emmanuel Macron était intervenu lui-même samedi pour faire cesser la polémique. Après le refus initial d’allonger ce congé de deuil, jeudi à l’Assemblée nationale, la ministre du Travail Muriel Pénicaud a admis une « erreur » et s’est engagée « à trouver dans les tous prochains jours les solutions pour faire passer ce temps de répit de cinq jours aujourd’hui à 12 jours ».

« Une forme de technocratie froide »

Mais la marche arrière du gouvernement n’a pas empêché une nouvelle salve de critiques lundi.

« C’est Bercy qui dirige ce pays », « une forme de technocratie froide », a dénoncé sur LCI l’eurodéputé EELV Yannick Jadot, estimant qu’on « est gouvernés par des gens qui ne connaissent rien de la vie, qui ne connaissent rien des difficultés des Françaises et des Français ».

« Même le Medef, Mme Parisot et Geoffroy Roux de Bézieux, ont dit "évidemment on est auprès de nos collaborateurs quand ils vivent ce drame-là"», a souligné Lydia Guirous, membre du bureau politique des Républicains, sur Sud Radio, en critiquant un vote initial « scandaleux » et « une forme d’inhumanité » des députés LREM.