« Gilets jaunes » : 21 interpellations lors d’un rassemblement tendu à Montpellier

MANIFESTATION Le climat s’est échauffé en milieu de journée, lorsque des « Black blocs » ont rallié le cortège

20 Minutes avec AFP

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Lors d'un précédent rassemblement à Montpellier, le 12 janvier 2020.
Lors d'un précédent rassemblement à Montpellier, le 12 janvier 2020. — SYLVAIN THOMAS / AFP

Vingt-et-une personnes ont été interpellées samedi, au terme d’une journée de rassemblement national des « gilets jaunes » à Montpellier, qui a réuni 1.600 personnes au plus fort de la manifestation, selon la préfecture de l’Hérault. Quatre policiers ont été blessés, a ajouté cette dernière.

Dès samedi matin, la mobilisation a démarré par quatre interpellations préventives de personnes « équipées de matériels interdits lors des manifestations », avant qu’environ 700 manifestants convergent vers la place de la Comédie, au centre-ville, avec des pancartes « 1er devoir citoyen : contrôler la politique et les politiciens », ou encore « Retraite à points, travail sans fin ».

500 « Black blocs »

Le climat s’est échauffé en milieu de journée, quand environ 500 « Black blocs », venus de Toulouse, Lyon et de la région parisienne, ont rallié le cortège. Ils ont tagué et dégradé des vitrines d’enseignes emblématiques : un restaurant McDonald’s, une boutique SFR et une agence du Crédit Mutuel. Un feu de poubelles a été déclenché à un arrêt de tramway. Certains manifestants ont ensuite jeté des pavés et des cailloux en direction des forces de l’ordre.

« La situation a été délicate à gérer, avec des ultras qui ont eu pour objectif de s’affronter à nous », a déclaré le commandant Philippe Plégat, à la direction départementale de la sécurité publique de l’Hérault. Des gaz lacrymogènes ont été lancés vers 13h30 par les forces de l’ordre pour disperser les manifestants. En milieu d’après-midi, les CRS ont bouclé la place de la Comédie et fait usage de canons à eau.

La Ligue des droits de l’Homme a déploré à l’issue de cette journée « des cas de violences sur des Street Medics » et assuré qu’elle dispose « d’images en cours d’exploitation de deux interpellés blessés ». Dans ce contexte tendu, qui a duré plusieurs heures, de nombreux commerces du centre-ville ont fermé leurs portes et la circulation du tramway a été interrompue.