L’UFC-Que Choisir attaque le site Lastminute.com pour « pratiques commerciales trompeuses »

ARNAQUE Alors que les clients du site de voyages croient valider leur commande, ils souscrivent à une assurance voyage particulièrement coûteuse

20 Minutes avec agence

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Illustration d'une personne devant un ordinateur portable PC
Illustration d'une personne devant un ordinateur portable PC — janeb13/Pixabay

L’UFC-Que-Choisir a assigné en justice le site Internet Lastminute.com. L’association de consommateurs reproche au site de voyages des « pratiques commerciales illicites, agressives et trompeuses », selon un communiqué publié ce lundi.

C’est un internaute qui a contacté l’association après s’être vu facturer des frais pour une assurance à laquelle il n’avait jamais souscrit. L’UFC-Que-Choisir a réalisé une vidéo qui décrit la technique mise en place avec l’exemple d’un trajet Paris-New York aller-retour en avion. Si les billets s’affichent à 372,03 euros dans le récapitulatif de la commande, ce n’est pas le montant de la note finale.

L’association appelle à « la plus grande prudence »

« Juste après avoir rentré les numéros de la carte bancaire pour valider le paiement, une petite fenêtre pop-up s’affiche, indique Raphaël Bartlomé, responsable juridique à l’UFC-Que Choisir, au Parisien. A cet instant, le consommateur est certain d’avoir terminé sa commande, il pense que c’est une confirmation et il clique sur "j’accepte et je continue". Or, le site vient ainsi de rajouter une assurance. »

En fait, valider la petite fenêtre équivaut à accepter une assurance assez coûteuse de 17,81 euros par personne et par trajet. C’est près de 70 euros en plus pour deux personnes. Selon l’UFC-Que-Choisir, cette pratique commerciale est illicite. Légalement, une fois le récapitulatif de commande affiché et le paiement validé, aucun frais supplémentaire ne doit être facturé.

De plus, le droit de rétractation de 14 jours pour ce type de commande ne s’applique pas aux assurances de voyage. Le client est donc coincé. L’UFC-Que Choisir appelle les clients à « la plus grande prudence et vigilance ». Ceux qui auraient déjà été victimes de l’arnaque peuvent témoigner sur le site Web de l’association. Au Royaume-Uni, cette pratique aurait rapporté 6 millions de livres sterling par an à Lastminute.com, selon The Times.

Sollicité par l’AFP et 20 Minutes, ce lundi matin pour une réaction, Lastminute, détenu majoritairement par l’entreprise non cotée Freesailors Coöperatief U.A. basée aux Pays-Bas, n’a pas répondu dans l’immédiat.