Montpellier : Le blocus du lycée empêche les élèves de passer la nouvelle formule du bac

ENSEIGNEMENT Les élèves de première devaient inaugurer jeudi et vendredi la réforme du bac avec des épreuves anticipées. Blocus et mouvements sociaux ont entraîné leurs reports

Jérôme Diesnis

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Les élèves n'ont pu accéder  aux salles de cours du Lycée Jules Guesde où devaient se dérouler les épreuves
Les élèves n'ont pu accéder aux salles de cours du Lycée Jules Guesde où devaient se dérouler les épreuves — Jérôme Diesnis / Agence Maxele Presse

Le blocus d’enseignants et de personnes extérieures a entraîné le report des épreuves du bac, jeudi, au lycée Jules Guesde de Montpellier. La quasi-totalité des élèves n’a pas eu accès aux salles où devaient se dérouler les examens. A Nîmes, la semaine précédente, des syndicats avaient manifesté leur opposition à cette réforme devant le lycée Daudet.

De nombreux syndicats de professeurs et représentants de parents d’élèves sont opposés à la réforme du bac qui entre en vigueur cette année pour les élèves de première. Ils la jugent mal préparée avec des conditions variables selon les établissements. « Cette première session a été organisée dans la précipitation et nos élèves ne sont pas prêts et très stressés, assurent les représentants FSU du lycée. Le baccalauréat perd son caractère national au profit d’un bac local tant les conditions d’organisation et de correction seront variables selon les établissements. »

« Le principe d’équité est bafoué », dénoncent les syndicats

Les sessions E3C (épreuves communes de contrôle continu) qui entrent en vigueur cette année remplacent les épreuves terminales dans plusieurs disciplines, notamment les épreuves de langues vivantes et d’histoire-géographie. Les syndicats s’inquiètent « que des épreuves différentes soient organisées selon les établissements », soulignent pour leur part les enseignants du lycée Frédéric Bazille, eux aussi fortement mobilisés contre la réforme. « Les épreuves sont corrigées dans certains lycées par les enseignants de l’établissement, dans d’autres par des correcteurs extérieurs. Dans tous les cas, des disparités sont présentes », certifient-ils.

Les épreuves initialement prévues ce vendredi avaient déjà été reportées à la semaine suivante, en raison des mouvements sociaux. Elles sont de nouveau programmées pour les 30 et 31 janvier et devraient faire l’objet de nouveaux appels à la grève.