Toulouse : Comment un spectaculaire clip « aquatique » relance un titre d’Imagine Dragons vieux de huit ans

MUSIQUE Le réalisateur Patrick Foch a imaginé un clip, entre mer et terre, sur une chanson du groupe américain Imagine Dragons. La vidéo totalise près de 2.5 millions de vues

Julie Rimbert

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Le clip
Le clip — Master Films
  • Le groupe américain Imagine Dragons a laissé carte blanche à un réalisateur toulousain pour ce clip tourné en partie sous l’eau.
  • La chanson « Nothing left to say », sortie il y a huit ans, connaît une seconde vie sur les réseaux sociaux où près de 2.5 millions de personnes l’ont visionnée.
  • Plutôt œuvre artistique que clip classique, la vidéo met en scène un couple qui se retrouve et se déchire dans une danse aquatique gracieuse.

La chanson est sortie il y a huit ans mais vit une seconde jeunesse grâce à la mise en ligne de son clip cette semaine. Le groupe américain Imagine Dragons a publié sur les réseaux sociaux le clip de « Nothing left to say », réalisé par un Toulousain, Patrick Foch.

En moins d’une semaine, la vidéo a comptabilisé près de 2,5 millions de vues sur YouTube. La consécration pour ce court-métrage artistique, qui raconte la vie d’un couple qui se déchire puis se retrouve dans une danse sublime dans l’eau et les airs.

Œuvre artistique

C’est le réalisateur indépendant, épaulé par le studio Master Films, qui a soumis cette idée originale au célèbre groupe de rock américain. Leur manager a accepté cette drôle de création, leur laissant carte blanche. Cela faisait plusieurs années que Patrick Foch mûrissait l’idée de cette vidéo qui ressemble plus à une œuvre artistique qu’à un clip musical.

« J’avais cette idée hybride autour de la danse sous l’eau qui enlève la gravité et du mouvement sur la terre, raconte le professionnel. Je voulais de la danse sous l’eau mais pas de la natation synchronisée. Il a fallu faire travailler les danseurs en apnée mais cela s’est avéré payant car le moindre geste est beau, gracieux ».

Système D pour les scènes aquatiques

Le tournage a été réalisé en une semaine et les scènes aquatiques tournées à la piscine Nakache de Toulouse. Les jambes des deux danseurs ont été lestées de plomb pour qu’ils puissent évoluer au fond de l’eau. Des astuces comme l’installation d’un miroir pour refléter la lumière des deux projecteurs donnent un rendu incroyable au clip.

« C’était un peu le système D car personne n’avait tourné de telles scènes aquatiques mais chacun a apporté sa pierre à l’édifice, souligne Patrick Foch. Je voulais que la danse amène de l’émotion, pas une performance ».