Epinal : Des explosifs découverts dans un immeuble, le parquet antiterroriste se saisit

INTERVENTION Un suspect de nationalité marocaine a été interpellé par les policiers et placé en garde à vue, tout comme son épouse

T.C avec AFP

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Une enseigne de la Police nationale. (illustration)
Une enseigne de la Police nationale. (illustration) — ALLILI MOURAD/SIPA

Le parquet antiterroriste (Pnat) se saisit ce jeudi après la découverte d’explosifs dans un immeuble du centre-ville d’Epinal. Cette enquête est désormais ouverte pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle » et « détention et fabrication d’engins explosifs en relation avec une entreprise terroriste », a indiqué le Pnat. Le procureur de la République d’Epinal, Nicolas Heitz, a précisé qu’un suspect avait été interpellé dans cette affaire.

Il s'agit d'un homme né en 1971, de nationalité Marocaine, « connu comme prosélyte », nous explique une source proche du dossier. Il est connu de la justice et a déjà été incarcéré pour des faits de droit commun. Par ailleurs, toujours selon les informations de 20 Minutes, la femme du suspect a été interpellée et placée en garde à vue.

En début de matinée, des policiers du commissariat de la ville et du Raid (unité de Recherche, assistance, intervention, dissuasion) de Nancy ont investi un immeuble du centre. « Il s’agit d’une visite domiciliaire administrative autorisée par un juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Paris en lien avec le parquet antiterroriste », a dit Nicolas Heitz. Une source policière a confirmé à l’AFP qu’il s’agissait d’une intervention « sur fond » de terrorisme.

Une équipe de démineurs sur place

Nicolas Heitz s’est rendu sur place « compte tenu des objets qui ont été découverts », a-t-il déclaré. Une source bien informée indique à 20 Minutes que les policiers ont découvert « des engins explosifs improvisés en cours de confection ».

Selon le journal Vosges matin, qui a révélé les faits, cette opération policière « fait suite à des signaux faibles des renseignements territoriaux évoquant la possible présence dans un immeuble de la rue d’une personne pouvant faire partie de la mouvance islamiste ».

La rue a été bouclée, selon le maire, Michel Heinrich, mais « il n’y a pas eu de confinement d’école, collège ou lycée, sauf un à l’initiative du chef d’établissement ». « C’est très calme, même s’il y a eu de l’agitation sur les réseaux sociaux », a commenté Michel Heinrich.