Puy-de-Dôme : Une épreuve du nouveau baccalauréat annulée dans un lycée de Clermont-Ferrand

EXAMEN En cause, une manifestation d’enseignants, d'enseignantes, d’étudiants et d'étudiantes dans l’un des plus gros lycées de la ville

20 Minutes avec AFP

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Des lycéens et lycéennes pendant une épreuve du bac. (illustration)
Des lycéens et lycéennes pendant une épreuve du bac. (illustration) — KONRAD K./SIPA

Les épreuves de contrôle continu « E3C » du nouveau baccalauréat ont été annulées samedi matin au lycée Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand, après l’intrusion d’opposants et d’opposantes dans les couloirs de l’établissement. A partir de 07 h 30, environ 300 enseignants, enseignantes, étudiantes et étudiants, se sont réunis devant le lycée puis ont investi les couloirs « pour perturber les épreuves » à l’appel d’une intersyndicale, a indiqué Frédéric Campguilhem, cosecrétaire académique de la CGT-Education.

« La proviseure a donc décidé de les annuler, les lycéens sont tous sortis, nous sommes contents d’avoir réussi cette action symbolique car tout s’est déroulé dans le calme », a ajouté le responsable syndical. Les élèves de première de ce lycée, l’un des plus importants de Clermont-Ferrand, devaient passer à partir de 09 h 00 des épreuves de langues vivantes -anglais, italien et chinois- comptant pour le contrôle continu instauré par la réforme du baccalauréat. Celles-ci ont été reportées « à une date ultérieure », a confirmé un porte-parole du rectorat de Clermont-Ferrand.

Le recteur condamne

Le recteur de l’académie Karim Benmiloud a « condamné fermement cette intrusion dans le lycée par des personnels extérieurs pour empêcher le déroulement des épreuves E3C ce (samedi) matin », a indiqué ce porte-parole. Le rectorat a par ailleurs précisé que les épreuves à venir dans d’autres établissements de la région « sont organisées et se dérouleront ».

Selon Claude Deletang, secrétaire départemental de la FSU du Puy-de-Dôme, l’intersyndicale (SNES-FSU, CGT, FO, Unef, SNALC, Sud) appelle à poursuivre ces actions dans les jours à venir. « Nous voulons le retrait de la réforme Blanquer, parce que c’est la fin du bac national, on se dirige vers un bac à la carte. Les enseignants ne savent pas à quoi préparer les élèves, ils deviennent plus évaluateurs qu’enseignants », a-t-il souligné.

Plusieurs syndicats d’enseignants et d’enseignantes ont appelé au boycott de ce nouveau baccalauréat, demandant le report des épreuves et dénonçant une réforme mal préparée.