Violences policières : Emmanuel Macron demande au gouvernement de faire des « propositions » pour « améliorer la déontologie »

ACCUSATIONS Le 3 janvier dernier, un père de famille est mort lors d’un contrôle policier houleux à Paris

20 Minutes avec AFP

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Emmanuel Macron, le 13 janvier 2020 à Pau.
Emmanuel Macron, le 13 janvier 2020 à Pau. — Guillaume HORCAJUELO / POOL / AFP

Comment lutter contre les violences policières ? Ce mardi à Pau, Emmanuel Macron a demandé au gouvernement « des propositions claires pour améliorer la déontologie » parmi les forces de l’ordre, alors que la police fait face à de nouvelles accusations de violence.

« Des comportements qui ne sont pas acceptables ont été ou vus ou pointés », a-t-il justifié, tout en déplorant également « la violence et le nihilisme politique » qu’expriment selon lui certains manifestants. Sans « généraliser » ces comportements, le chef de l’Etat ne veut pas que « cela atteigne la crédibilité et la dignité » des « professionnels des forces de sécurité intérieure » et « pour cela il ne faut avoir aucune complaisance ».

Des propositions pour améliorer le contrôle

« Je souhaite que le ministère de l’Intérieur puisse me faire, dans les meilleurs délais, des propositions claires pour améliorer la déontologie, les éléments de contrôle », a-t-il expliqué, souhaitant aussi « que la justice puisse continuer à travailler sur ces cas ». « En aucun cas, je ne veux que ce sujet vienne cacher la violence profonde qui existe dans notre société et dont les forces de sécurité intérieure sont les premières victimes », a mis en garde Emmanuel Macron.

Face à de nouvelles accusations de violences policières, le gouvernement a infléchi depuis quelques jours sa rhétorique en appelant les forces de l’ordre à « l’exemplarité » avec un « usage juste et proportionné de la force ». Deux jours après avoir déjà rappelé les forces de l’ordre à leur professionnalisme et à leur déontologie, Christophe Castaner a enfoncé lundi le clou en consacrant une bonne partie de ses vœux à la Police nationale au devoir « d’exemplarité » et à « l’éthique », au cours d’une visite à l’école nationale supérieure des officiers de police (Ensop) de Cannes-Ecluse (Seine-et-Marne).

Un père de famille tué lors d’un contrôle

Les images du croche-pied, comme d’autres captées lors des récentes manifestations contre la réforme des retraites, ont pour certaines donné lieu à l’ouverture d’enquêtes judiciaires. Et provoqué une nouvelle vague d’accusations contre les violences policières, un terme réfuté depuis plus d’un an par l’exécutif et le début de la contestation des « gilets jaunes ».

En ce début d’année, elles s’ajoutent à la mort d’un père de famille de 42 ans travaillant comme livreur, le 3 janvier, victime d’une asphyxie avec une fracture du larynx, aux abords de la tour Eiffel après avoir été plaqué au sol, casque sur la tête, par plusieurs policiers lors d’un contrôle routier houleux. Sa famille a été reçue ce mardi par Christophe Castaner.