Réforme des retraites : Un peu plus de 4 % de grévistes dans le primaire et le secondaire

MOBILISATION La profession reste au centre de la contestation contre la réforme des retraites dont les enseignants pourraient être les grands perdants

20 Minutes avec AFP

— 

A Marseille, les enseignants en colère contre la réforme des retraites, pour la manif du 5 décembre.
A Marseille, les enseignants en colère contre la réforme des retraites, pour la manif du 5 décembre. — C. Delabroy / 20 Minutes

La mobilisation contre la réforme des retraites continue, ce mardi, avec une nouvelle journée de grève, notamment à l’Education nationale. Le taux de grévistes s’élève à 4,35 % dans le primaire et à 4,24 % dans le secondaire (collèges et lycées), a annoncé le ministère dans un communiqué de presse.

Jeudi dernier, le taux de grévistes était de 18,81 % dans le primaire et de 16,49 % dans le secondaire, selon le ministère de l’Education et de, respectivement, 40 % et 50 %, selon les syndicats.

Une hausse des salaires pour 2021

Pour cette nouvelle journée mardi, Francette Popineau, secrétaire générale du Snuipp-FSU, premier syndicat du primaire, concède que « la mobilisation est faible mais c’était ce qui était attendu. Il n’y a pas de chiffres car pour les enseignants du primaire, prévenir les parents la veille pour le lendemain n’est pas dans leurs habitudes », a-t-elle précisé. En revanche, elle a espéré qu'« il y aura plus de grévistes jeudi car la colère reste intacte, palpable et les enseignants ne se sentent pas considérés ».

La profession reste au centre de la contestation contre la réforme des retraites dont les enseignants pourraient être les grands perdants. Lundi soir, le ministère de l’Education a fait un premier pas vers les syndicats : il a annoncé qu’il souhaitait consacrer 500 millions d’euros à des hausses de salaires pour les enseignants en 2021 dans le cadre de la réforme des retraites.

« Encore beaucoup de zones d’ombre » pour les syndicats

Cette enveloppe budgétaire a été présentée aux syndicats lors de l’ouverture de négociations sur le sujet, qui doivent s’échelonner jusqu’à jeudi puis reprendre fin janvier, pour déboucher avant l’été sur une loi de programmation de revalorisations salariales. Les hausses de salaires débuteront en janvier 2021. Les syndicats ont évoqué une « avancée » mais maintenu qu’« il y a encore beaucoup de zones d’ombre ».

Jusqu’ici étaient évoquées des augmentations progressives de budget de l’ordre de 400 à 500 millions d’euros par an, avec l’objectif d’atteindre 10 milliards par an à l’horizon 2037. Reste à savoir comment ces revalorisations vont se traduire concrètement pour les enseignants : les augmentations ne seront pas les mêmes pour des profs en début ou en milieu de carrière, pour ceux nés après 1975, donc concernés par la réforme des retraites, et les autres.