Seine-et-Marne : 500 km de routes vont repasser aux 90 km/h

VITESSE L’opération devrait coûter 500.000 euros, selon le département

20 Minutes avec AFP

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Une voiture qui passe à proximité d'un radar (image d'illustration).
Une voiture qui passe à proximité d'un radar (image d'illustration). — XAVIER LEOTY / AFP

La Seine-et-Marne a annoncé dimanche un retour de la vitesse à 90 km/h sur 500 km de ses routes, avant d’autres tronçons qui y passeront « dans un second temps ». La collectivité devient le deuxième département à relever la vitesse sur une partie de ses routes, après la Haute-Marne.

L’abaissement de la vitesse à 80 km/h, décidée en 2018 par le gouvernement, « pénalisait les usagers de la route, en particulier les Seine-et-Marnais qui ne bénéficient pas d’un réseau de transports publics denses », écrit Patrick Septiers, président (UDI) du conseil départemental, dans un communiqué. Le département explique avoir mené une étude « prenant en compte l’accidentologie, le type de trafic, les vitesses constatées, la configuration de la chaussée, l’environnement ». Elle a permis d’identifier « 490 km » de routes qui « pourront repasser à 90km/h dès la fin du mois de mars en toute sécurité », ajoute-t-il.

Des aménagements à revoir

Comme le prévoit la loi, la collectivité va saisir la commission départementale de sécurité routière et la préfecture qui émettront un avis « consultatif ». Le département, « ouvert à la discussion pour effectuer des ajustements », prendra ensuite des arrêtés « route par route ». Coût minimum de l’opération : 500.000 euros, selon la collectivité. « Dans un second temps », près de 300 km de routes supplémentaires, nécessitant des « aménagements préalables et/ou des études complémentaires, devraient également passer à 90 km/h », ajoute la collectivité.

Jeudi, c’est le président LR du conseil départemental de la Haute-Marne qui a annoncé le retour aux 90 km/h sur une partie des routes. Repasser à 90 km/h, « ce sont des décisions qui sont lourdes et qu’il faut assumer en conscience », avait prévenu Edouard Philippe en janvier dernier, en annonçant des chiffres « historiques » à la baisse de la mortalité routière (3.488 tués en 2018) après six mois de 80 km/h. Selon un recensement effectué par l’AFP en décembre, 25 départements ont annoncé leur intention de repasser aux 90 km/h.