Rouen : près de 35.000 signatures contre un ramassage scolaire à cheval

ANIMAUX Des militants antispécistes réclament l’abandon pur et simple de cette initiative pour le bien-être des chevaux

20 Minutes avec agence

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Un cheval. Illustration.
Un cheval. Illustration. — Alexas_Fotos

La belle idée s’est transformée en polémique. La municipalité de Rouen (Seine-Maritime) souhaitait mettre en place une ligne de ramassage scolaire à bord d’une calèche tractée par un cheval, dès la rentrée 2020. Mais un couple de citoyens s’oppose au projet et le fait entendre, rapporte Le Parisien.

Cette idée était soutenue par les élus Verts et l’association Cheval en Seine. Deux militants antispécistes, Manu Tritz et sa compagne, Stessy, accusent les élus de ne pas avoir étudié la question du bien-être de l’animal.

Des chevaux au milieu des gaz d’échappement

Le couple, domicilié dans la ville voisine de Sotteville-lès-Rouen, a lancé une pétition en ligne sur le site MesOpinions. S’il assure comprendre et partager la volonté des autorités à vouloir trouver des alternatives de transport non polluantes, mais ils invitent également les élus à « revoir leur position » pour le bien-être des chevaux.

« Comment peut-on simplement imaginer un seul instant que les deux chevaux prévus puissent s’épanouir dans un environnement urbain, au milieu de la circulation ? », interroge Manu Tritz. Le couple réclame l’abandon pur et simple du projet d’équibus, qui pourrait être remplacé « par un vélobus », selon lui.

Une calèche à assistance électrique

L’élu écologiste Jean-Michel Bérégovoy, porteur du projet, assure pourtant que la question du bien-être animal a bel et bien été prise en compte. « La calèche, adaptée au transport des enfants, sera légère, possédera une assistance électrique. Et les chevaux seront hébergés dans d’excellentes conditions », plaide-t-il.

Mais pour le militant antispéciste, ce n’est pas suffisant. « Sans aller jusqu’à parler de souffrance animale, on peut sans aucun doute parler d’inconfort. Tirer une calèche pour un cheval, ce n’est pas naturel ». Une position qui semble être partagée par plusieurs milliers de citoyens, puisqu’à ce jour, la pétition a déjà rassemblé plus de 34.000 signatures.