Haute-Marne : « Ici, la voiture c’est la vie »… Retour des 90 km/h sur certaines départementales

CHAMPIGNON A la fin de la semaine, ce sont près de 500 km de routes qui seront concernés par cette mesure

20 Minutes avec AFP

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Illustration du changement de limitation de vitesse sur la route.
Illustration du changement de limitation de vitesse sur la route. — SEBASTIEN BOZON / AFP

La Haute-Marne passe à la vitesse supérieure. Ce jeudi, les automobilistes verront à nouveau des panneaux de limitation de vitesse à 90 km/h sur certaines routes départementales. Le président LR du conseil départemental, Nicolas Lacroix, a annoncé mercredi l'abandon du 80 km/h sur certains tronçons.

Ce retour aux 90 km/h, le premier en France selon lui, concerne les 200 premiers kilomètres d’un programme qui couvrira en tout, dès la fin de la semaine, 476 km de routes départementales, d’anciennes nationales pour l’essentiel. « C’est le réseau structurant du département qui concentre 85 % du trafic », a expliqué Nicolas Lacroix, soulignant que des messages de vigilance tels que « Pour votre sécurité, respectez la vitesse » seront également installés au côté des panneaux de limitation de vitesse.

Des plots en béton posés dans l’été

L’élu haut-marnais n’a pas attendu l’avis consultatif de la commission départementale de sécurité routière qui se réunissait ce mercredi à Chaumont pour annoncer sa décision, et rappelle avoir remis à l’administration le rapport d’accidentologie obligatoire. Dès l’été 2019, les équipes techniques du département avaient coulé les plots en béton destinés à recevoir les panneaux. « Ce retour aux 90 km/h a un coût de l’ordre de 100.000 euros », estime Nicolas Lacroix. « Cet investissement va durer longtemps et ne pèse pas grand-chose par rapport aux 30 millions d’euros de notre budget voirie, pour beaucoup consacré à l’entretien des routes », ajoute-t-il.

Le président du conseil départemental se défend d’avoir pris une décision populiste dans un département où le mouvement des « gilets jaunes » avait été particulièrement actif. « Ici, la voiture c’est la vie. Perdre son permis, c’est risquer de perdre son emploi », justifie-t-il d’autant plus que « dans le département, on n’a pas vu d’amélioration en matière d’accidentologie depuis le retour aux 80 km/h ».