Grève du 9 janvier : A quoi faut-il s’attendre pour cette quatrième journée de mobilisation ?

RETRAITES Une intersyndicale appelle à une nouvelle journée de mobilisation contre la réforme des retraites, ce jeudi

M. A. avec AFP

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Manifestation parisienne le 17 décembre 2019.
Manifestation parisienne le 17 décembre 2019. — Francois Mori/AP/SIPA

Pour la 36e journée consécutive, le mouvement de grève contre la réforme des retraites continue, ce jeudi. Plusieurs manifestations et blocages sont prévus un peu partout en France. Manifestations, blocages, trafic… 20 Minutes fait le point sur ce qui vous attend pour cette quatrième journée de mobilisation nationale interprofessionnelle contre la réforme des retraites.

  • SNCF

Le trafic des trains à la SNCF sera plus réduit que mercredi et « très perturbé » jeudi avec 60 % des TGV, 40 % des TER et un tiers des Transiliens en circulation, a indiqué l’entreprise.

La SNCF prévient qu'« en Ile-de-France, la situation sera particulièrement difficile sur certaines lignes » du Transilien (RER SNCF, trains de la banlieue parisienne). Sur le réseau Intercités, il y aura « moins d’un train sur cinq », selon le groupe ferroviaire. Le trafic international sera « perturbé », avec notamment 75 % des Eurostar, 80 % des Thalys et la moitié des Lyria en circulation.

  • RATP

Du côté de la RATP, le trafic sera très perturbé. Seules les deux lignes de métro automatisées 1 et 14 fonctionneront normalement. Les quatorze autres lignes de métro seront « très perturbées », ouvertes totalement ou partiellement, mais jamais toute la journée et avec plusieurs stations fermées.

  • Secteur aérien

En plus des perturbations dans les transports terrestres jeudi, la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) anticipe des « perturbations et des retards » possibles dans l’aérien. Elle a demandé aux compagnies d’annuler un tiers des vols programmés au départ et à l’arrivée de l’aéroport de Toulouse.

  • Manifestations

Une quatrième journée de manifestation est prévue, ce jeudi, à l’appel de l’intersyndicale CGT-FO-Solidaires-CFE-CGC-FSU, qui réclame toujours le retrait pur et simple du projet. A Paris, la manifestation partira de la place de la République, à 13h30 pour rejoindre Saint-Augustin. A Lyon, le cortège partira à 11 h 30 de la manufacture des Tabacs. A Marseille, les manifestants se rejoindront sur la Canebière pour un départ à 10 h 30. A Toulouse, la manifestation quittera la place Saint-Cyprien à 10 heures. A Rennes, le cortège s’élancera à 11 h depuis l’esplanade Charles de Gaulle. Enfin à Lille, le départ sera donné à 14 h 30, porte de Paris. D’autres rassemblements sont également prévus à Aix-en-Provence, Castres, Bordeaux ou encore Valenciennes.

  • Blocages

Les raffineries, en grève depuis mardi, ont voté le prolongement des blocages jusqu’à la fin de la semaine, faisant craindre une pénurie de carburant. Les expéditions de carburant étaient perturbées mardi dans la totalité des raffineries françaises, selon la CGT. Thierry Defresne, délégué syndical central de la CGT à Total, a décompté « huit raffineries sur huit touchées par la grève » et salué une mobilisation « historique ». La Fédération CGT de la Chimie a appelé au blocage de toutes les installations pétrolières – raffineries, terminaux pétroliers, dépôts – pendant 96 heures, jusqu’au 10 janvier. FO a également appelé à un mouvement d’une durée illimitée.

Du côté des avocats, en grève depuis lundi et jusqu’à vendredi​, ces derniers n’assureront pas les comparutions immédiates et l’ordre des avocats ne désignera pas d’avocats commis d’office.

  • Education nationale

Les enseignants, eux aussi, devraient se joindre aux cortèges, ce jeudi. Les syndicats enseignants Snes-FSU, Snuipp-FSU, Snep-FSU et Snuep-FSU, CGT educ’action, Snalc, SUD éducation, SNCL ont appelé à se joindre à la journée de mobilisation interprofessionnelle pour exiger « des augmentations de salaire sans contrepartie ». Le SE-Unsa, pour sa part, n’a pas appelé à la grève.