Immolation par le feu d’un étudiant à Lyon : Deux mois après, il est toujours dans le coma

FAITS DIVERS L'étudiant est au service des grands brûlés de l’hôpital Édouard-Herriot de Lyon

Caroline Girardon

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L'entrée de l'hopital Edouard HERRIOT de Lyon, le 19 juin 2011. CYRIL VILLEMAIN/20 MINUTES
L'entrée de l'hopital Edouard HERRIOT de Lyon, le 19 juin 2011. CYRIL VILLEMAIN/20 MINUTES — C. VILLEMAIN

Anas, l’étudiant qui s'est immolé par le feu le 8 novembre à  Lyon pour dénoncer sa précarité et celle d’autres étudiants, est toujours placé en coma artificiel, a-t-on appris mercredi auprès de ses proches.

« Il n’y a pas d’évolution, il est toujours en coma artificiel », déclare Louise Bihan, amie du jeune homme et comme lui militante au syndicat Solidaires de l’université Lyon 2.

Sur une page Facebook créée par la famille, celle-ci indiquait fin décembre que l’étudiant, brûlé à 90 %, n’était « toujours pas sorti d’affaires à cause du risque d’infections toujours très élevé ».

« Il descend au bloc plusieurs fois par semaine »

« Il descend au bloc plusieurs fois par semaine. Notre Anas est incroyablement fort. Nous sommes tellement fiers de lui et de la manière dont il se bat », avait-elle encore écrit, précisant que plusieurs proches avaient passé les fêtes en sa compagnie au service des grands brûlés de l’hôpital Édouard-Herriot de Lyon.

L’étudiant de 22 ans, qui s’est immolé devant le siège du Crous à Lyon le 8 novembre, avait posté sur les réseaux sociaux une lettre évoquant ses difficultés financières – il avait perdu sa bourse en « triplant » sa deuxième année de licence – et dénoncé la précarité dans laquelle sont plongés nombre d'étudiants.

Une cagnotte pour couvrir les dépenses médicales

La semaine suivant le drame, une vague de mobilisation d’étudiants avait gagné de nombreuses universités de France, parfois ponctuées d'incidents comme sur des campus de Paris, Lyon ou Lille.

Des proches d’Anas ont lancé une cagnotte de soutien pour l’étudiant en sciences politiques et sa famille pour « couvrir les dépenses médicales comme les très nombreuses greffes de peaux et opérations chirurgicales lourdes à venir, quitte à réaliser certaines de ces opérations à l’étranger ». A ce jour 7.384 euros ont pu être collectés.