Campagne de pub anti-IVG à Paris : La justice demande de « replacer » les affiches dans les gares

POLÉMIQUE Une décision immédiatement critiquée sur les réseaux sociaux par la maire de Paris, Anne Hidalgo

20 Minutes avec AFP

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Les affiches de l'association Alliance Vita avaient choqué de nombreux Franciliens par leur contenu jugé antiavortement (La gare du Nord, illustration).
Les affiches de l'association Alliance Vita avaient choqué de nombreux Franciliens par leur contenu jugé antiavortement (La gare du Nord, illustration). — R.LESCURIEUX / 20Minutes

Le bras de fer se poursuit autour de la campagne publicitaire anti-IVG et anti-PMA déployée par l’association Alliance Vita dans les gares franciliennes. Alors que les affiches avaient été enlevées à la demande de la maire de Paris et de nombreux internautes, le tribunal saisi en référé a demandé ce samedi à la régie Mediatransports « de replacer les deux affiches [de soutien à la paternité et à la maternité] qu’elle avait retirées jeudi 2 janvier sans préavis, et sans même alerter l’association », rapporte Alliance Vita dans un communiqué.

« Très grand étonnement face à cette décision de référé ordonnant la poursuite de la campagne anti-PMA et anti-IVG. J’encourage #Mediatransports à user de toutes les voies de droit possibles pour qu’il soit mis définitivement fin à cette campagne », a réagi Anne Hidalgo sur Twitter, tandis que Mediatransports, sur le même réseau social, a annoncé son intention de faire appel.

Une autre régie priée de replacer les affiches

Association du mouvement « provie » qui milite notamment contre l’avortement et la procréation médicalement assistée, Alliance Vita a mené une campagne autour de plusieurs visuels avec un slogan, « la société progressera », y ajoutant, selon les cas, « à condition de respecter la paternité » ou « la maternité » ainsi que « la différence ».

Alliance Vita a par ailleurs indiqué avoir demandé à un autre réseau d’affichage, Exterion Media, de « réinstaller immédiatement » dans les rues de Paris « la totalité des trois visuels de la campagne », retirés vendredi dernier, « faute de quoi l’association lancera une seconde action en référé ».