Affaire Matzneff: Pour Beigbeder, l’attribution du Renaudot était maladroite

REGRETS Le prix remis en 2013 concernait un essai ne traitant pas de ses relations avec des partenaires mineurs

20 Minutes avec AFP

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L'écrivain Frédéric Beigbeder à Paris le 23 janvier 2018.
L'écrivain Frédéric Beigbeder à Paris le 23 janvier 2018. — IBO/SIPA

Frédéric Beigbeder réagit à son tour à la polémique autour de Gabriel Matzneff. L’attribution du prix Renaudot essai en 2013 à l’écrivain, mis en cause pour ses relations avec des partenaires mineurs des deux sexes, « était maladroit(e) », a estimé celui qui est aussi membre du jury, jeudi sur le site du Parisien.

Un prix pour « faire preuve de compassion »

Le livre récompensé, « un recueil d’articles sur la politique internationale, sur Schopenhauer, Kadhafi, etc », « nous avait paru brillant », se défend l’écrivain Frédéric Beigbeder. « C’est clair qu’il n’aurait jamais eu le prix pour un de ses journaux intimes », poursuit-il, assurant que le jury avait « voulu aussi faire preuve de compassion » à l’égard de Gabriel Matzneff. « Ce n’était en aucun cas la consécration d’un monstre pédophile. Ce prix était maladroit », reconnaît Frédéric Beigbeder, qui a récemment dit vouloir rester « ami » de Gabriel Matzneff, tout en le jugeant « indéfendable ».

« Parce que j’ai peur qu’il se suicide et que je n’ai pas envie de m’acharner sur un homme déjà cloué au pilori », se justifie Frédéric Beigbeder, qui assure pour autant être « sans ambiguïté dans le camp de Vanessa Springora ». Cette dernière, dans un roman autobiographique paru jeudi, « Consentement », décrit comment elle a été séduite par Gabriel Matzneff, presque quinquagénaire, alors qu’elle n’avait même pas 14 ans.