Grand Est : La population augmente plus lentement qu’ailleurs

DEMOGRAPHIE L'Alsace s'en sort mieux que les autres départements

T.G.
Au 1ᵉʳ janvier 2017, 5.549.586 habitants vivent dans le Grand Est, soit 10,9 % de la population métropolitaine.(Illustration)
Au 1ᵉʳ janvier 2017, 5.549.586 habitants vivent dans le Grand Est, soit 10,9 % de la population métropolitaine.(Illustration) — Free-Photos / Pixabay
  • L’Insee vient de publier une étude sur les évolutions démographiques du Grand Est entre 2007 et 2017. La région voit son nombre d’habitants augmenter mais de manière faible. Plus faible qu’ailleurs.
  • Des disparités existent entre les départements. Le Bas-Rhin et la Haute-Marne ne sont pas vraiment sur la même dynamique…
  • Pourquoi une si faible augmentation ? Ce n’est pas lié au solde naturel. Il y a bien plus de naissances que de décès.

Le Grand Est souffre-t-il d’un déficit d’attractivité ? La question se pose après les dernières publications de l’Insee. L’Institut national de la statistique et des études économiques s’est penché sur les  évolutions démographiques de la période 2007-2017. Et elles ne sont guère favorables à la grande région née en 2015 des fusions entre l' Alsace, la Lorraine et la Champagne-Ardenne…

Une croissance démographique presque nulle…

Depuis 2007 donc, la population du Grand Est a augmenté de 0.1 % par an pour s’établir à 5.549.586 habitants au 1er janvier 2017. En clair, cela représente 42.900 âmes supplémentaires. C’est l’une des pires évolutions en France métropolitaine, loin des 0.8 % annuels observés en Occitanie, Auvergne-Rhône-Alpes et dans les Pays de la Loire, ou de la moyenne nationale (+0.5 %). Le Grand Est peut toujours se rassurer en se disant que la population de ses voisins proches, en Bourgogne-Franche-Comté et dans les Hauts-de-France, ne croît pas plus vite.

… la faute à un déficit migratoire

Pourquoi la population augmente si peu ? Il ne faut pas chercher d’explications du côté des naissances. Les dix départements du Grand Est, à l’exception de la Haute-Marne, présentent des soldes naturels (naissances-décès) positifs. Non, si la région perd des habitants, c’est davantage à cause des migrations. Seule l’Aube connaît plus d’arrivées que de départs.

L’Alsace et l’Aube moteurs

Ce n’est pas nouveau, de fortes disparités persistent entre les départements. Quatre ont même perdu des habitants de 2007 à 2017 : la Haute-Marne (-0.7 %/an), la Meuse et les Ardennes (-0.4 %) ainsi que les Vosges (-0.3 %). A l’inverse, les deux composantes de l’Alsace, Haut-Rhin (+0.4 %) et Bas-Rhin (+0.4 %), ainsi que l’Aube (+0.3 %) ont enregistré des hausses de population. Mais elles ne suivent pas les rythmes enregistrés lors de la période précédente (1990-2007)… A l’époque déjà, les régions du Grand Est avaient des croissances démographiques à la moyenne nationale.