Belgique: Des appels à la violence lancés sur Facebook contre un ex-complice du pédophile Marc Dutroux

PEDOPHILIE La police belge a ouvert une enquête après qu’une traque dans Bruxelles a été lancée contre Michel Lelièvre, quelques jours après sa libération en décembre.

avec AFP

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Michel Lelievre arrivant pour l'audition de la cour d'appel concernant sa détention le 9 décembre 2013 au palais de justice de Bruxelles.
Michel Lelievre arrivant pour l'audition de la cour d'appel concernant sa détention le 9 décembre 2013 au palais de justice de Bruxelles. — LAURIE DIEFFEMBACQ / BELGA / AFP

Après plus de trente ans, certains Belges ne pardonnent pas. Vendredi, le parquet de Bruxelles a annoncé vendredi avoir ouvert une enquête à la suite d’appels à la violence lancés sur les réseaux sociaux contre Michel Lelièvre. L’homme de 48 ans, en libération conditionnelle depuis le 2 décembre, est l’ex-complice du malheureusement célèbre pédophile Marc Dutroux.

Michel Lelièvre avait été condamné en 2004 à 25 ans de prison pour sa participation à l’enlèvement et à la séquestration de plusieurs des six jeunes victimes dans ce qui est appelé « l’affaire Dutroux ». Quatre des victimes avaient été tuées.

« Traquer cette bête féroce »

Un appel à « une traque de Michel Lelièvre dans Bruxelles » a été lancé sur Facebook par un groupe secret qui aurait depuis été fermé, selon les médias belges. « Notre justice étant incapable de protéger ses citoyens, c’est donc à la population d’assurer sa propre sécurité », indiquait un message posté sur ce groupe, appelant à « traquer cette bête féroce », selon les mêmes sources.

Mi-décembre, peu après sa sortie de prison, Michel Lelièvre, a été roué de coups et son studio saccagé par des inconnus, après avoir été reconnu près de son domicile d’Anderlecht, une commune de Bruxelles. Le parquet avait alors ouvert une enquête pour coups et blessures volontaires.

« L’homme à tout faire »

Michel Lelièvre a été arrêté en 1996 en même temps que Marc Dutroux et Michelle Martin, compagne du pédophile. Il est considéré comme « l’homme à tout faire » de Dutroux, condamné à perpétuité. Il a été condamné pour sa participation à l’enlèvement de deux adolescentes, An et Eefje, en 1995 sur la côte belge. Leurs cadavres avaient été retrouvés un an plus tard avec ceux de deux fillettes de 8 ans, Julie et Melissa, enterrés dans les propriétés de celui qui est considéré comme un des pires criminels de l’histoire en Belgique.

La cour d’assises d’Arlon en 2004 a aussi considéré que Michel Lelièvre avait aidé Marc Dutroux lors du rapt de Laetitia et Sabine, qui, elles, seront retrouvées vivantes en août 1996, emmurées dans une maison à Charleroi (sud).