Réforme du bac : Des syndicats réclament l’annulation de la première série d’épreuves

EDUCATION La première session des épreuves communes du baccalauréat doit avoir lieu dès janvier 2020

M.A. avec AFP

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Des lycéens dans une salle de classe (illustration)
Des lycéens dans une salle de classe (illustration) — POL EMILE/SIPA

Face à l’impréparation, plusieurs syndicats d’enseignants et certaines fédérations de parents d’élèves, dont la FCPE, réclament l’annulation des premières épreuves communes de contrôle continu en Première, qui doivent se tenir en janvier dans le cadre de la réforme du bac.

Fin novembre déjà, le ministère de l’Education nationale avait fait état de « difficultés » informatiques « impliquant des interruptions de service », entraînant le report de l’ouverture de la banque nationale de sujets – dans laquelle les lycées doivent puiser pour élaborer les épreuves -.

La FCPE dénonce « un stress et une surcharge de travail pour tous »

La première session des épreuves communes (langues vivantes, histoire géographie, mathématiques dans la voie technologique), qui s’inscrivent dans le cadre de la réforme controversée du baccalauréat mise en place par Jean-Michel Blanquer, doit avoir lieu dès janvier 2020.

« Cette impréparation et le renvoi au local d’une bonne partie de l’organisation du bac génèrent un stress et une surcharge de travail pour tous. Les élèves sont soumis à une pression en continu, un mal-être qui ne les met pas en situation favorable pour les apprentissages. La notion d’égalité devant l’examen n’existe plus », a dénoncé la FCPE dans un communiqué de presse, publié ce samedi. « Dans un mois et demi, le baccalauréat commence et rien n’est prêt ! », avait déploré le Snes-FSU, premier syndicat du secondaire, début décembre. L’annonce du report est, selon lui, « une preuve supplémentaire de l’état d’impréparation » du nouveau bac.

Les syndicats pointent du doigt « l’impréparation du ministère »

« C’est du grand n’importe quoi », avait ajouté Claire Guéville, secrétaire nationale, responsable du lycée au syndicat. « Il faut supprimer la première session des épreuves communes, sinon ce sont les élèves qui vont payer le prix fort de ce nouveau bac, dont l’organisation est bâclée », avait-elle affirmé. Une solution qui permettait de « ramener un peu de sérénité dans des lycées sous tension ».

Au SE-Unsa, le report de l’ouverture de la banque de sujets est « la goutte d’eau qui fait déborder le vase ». Pour la première fois, le syndicat, dit réformiste, demande également l’annulation de cette série d’épreuves, dénonçant lui aussi « l’impréparation du ministère ». « On peut penser qu’une semaine de report, ce n’est pas grand-chose mais ça l’est, car nous sommes sur une date beaucoup trop tardive pour préparer les élèves », avait expliqué son secrétaire général, Stéphane Crochet. « Cette première session est vécue comme le premier pas dans le bac », ce retard créé « de la tension et une inquiétude des enseignants et des élèves », avait-il déploré.