Grève contre la réforme des retraites : Un trafic toujours « très perturbé » et des voyageurs épuisés

MOBILISATION La SNCF a prévu samedi et dimanche de faire rouler la moitié des TGV, 30 % des TER et 20 % des Transilien, ainsi qu’un Intercités sur quatre

L.Gam. avec AFP

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Les voyageurs subissent un 17e jour de grève à la SNCF, au premier jour des vacances de Noël.
Les voyageurs subissent un 17e jour de grève à la SNCF, au premier jour des vacances de Noël. — PHILIPPE LOPEZ / AFP

« Je comprends tout à fait le mouvement de grève, c’est dommage que ça impacte les particuliers, mais je pense qu’il n’y a pas le choix : pour le gouvernement réagisse, il faut impacter tout le monde, malheureusement », confie Quentin dans une gare parisienne ce samedi. Au premier jour des vacances, les nerfs des voyageurs sont mis à rude épreuve par un trafic toujours « très perturbé » à la SNCF en l’absence de trêve de Noël, certains disant néanmoins comprendre les raisons du mouvement contre la réforme des retraites.

La compagnie a prévu samedi et dimanche de faire rouler la moitié des TGV, 30 % des TER et 20 % des Transilien, ainsi qu’un Intercités sur quatre. La SNCF a assuré samedi que tout était « raccord » par rapport à ses prévisions de la veille. « C’est du sur-mesure », a déclaré à l’AFP un porte-parole, précisant que l’objectif de faire voyager 850.000 détenteurs de billets jusqu’à dimanche était maintenu.

« Tout est plein, tout est pris »

A la gare Montparnasse à Paris, où la station de métro était fermée ce samedi pour la matinée, Françoise Lambert attend son tour pour avoir des informations : elle veut se rendre à Evron, en Mayenne, à 60 km du Mans. « Je vais jusqu’à la gare TGV du Mans et après je n’ai pas de solution. C’est stressant. Pour le TGV, j’ai su dès mardi que je pouvais partir, mais pour le TER, on ne sait rien », déplore cette assistante de direction venue en taxi d’Aulnay-sous-Bois, au nord de Paris, pour presque 60 euros, et qui craint de devoir recourir à un autre taxi pour gagner Evron.

« Qu’il y ait une grève, c’est une chose, qu’il n’y ait pas de trêve, c’en est une autre, c’est quand même dégueulasse », estime Jérôme Pelletier, un responsable de services généraux dans le secteur textile qui va devoir prendre un taxi entre Nantes et La Roche-sur-Yon, le trajet de son TGV ayant été écourté. « On a essayé par d’autres biais, BlaBlaBar, etc., mais tout est plein, tout est pris ».

A la RATP aussi, c’est très perturbé

Un temps espérée par le gouvernement, une trêve de Noël dans le mouvement lancé il y a 17 jours ne s’est pas matérialisée. Vendredi, la CFDT-Cheminots a maintenu son appel à la grève, jugeant les avancées dans les négociations avec l’exécutif « pas suffisantes ».

Le trafic RATP restait également très perturbé samedi avec huit lignes de métro toujours fermées mais « avec une amélioration globale » tandis que dimanche le trafic sera « très réduit ».