Calais : Le même camp de migrants évacué deux fois en trois semaines

IMMIGRATION Environ 70 personnes ont été « mises à l’abri » selon la préfecture du Pas-de-Calais

M.L. avec AFP

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Des CRS en bordure de l'ancienne jungle de Calais (illustration).
Des CRS en bordure de l'ancienne jungle de Calais (illustration). — O. Aballain / 20 Minutes

Ce vendredi matin, les forces de l’ordre ont procédé à une opération de démantèlement d’un camp de migrants situé dans la zone industrielle des Dunes, à Calais, a-t-on appris auprès de la préfecture du Pas-de-Calais. Selon un correspondant de l’AFP, une opération similaire avait été menée au même endroit il y a environ trois semaines.

Une centaine de tentes étaient installées dans la rue qui conduit à l’ancienne « Jungle ». Selon Jean-Claude Lenoir, président de l’association Salam qui vient en aide aux migrants, entre « 300 et 400 personnes » se trouvaient dans la zone. Dans un communiqué, les autorités confirment le chiffre d’une centaine de tentes mais affirment que seulement environ cent migrants occupent régulièrement les lieux.

« C’est à nouveau beaucoup d’argent pour peu de résultat »

Toujours selon la préfecture, 69 personnes ont été prises en charge dans trois bus afin d’être transportées vers deux centres d’hébergement situés dans le Pas-de-Calais. Il a aussi été précisé que deux migrants « en situation irrégulière » ont été interpellés afin d’être placés en centre de rétention administrative (CRA).

« Après l’échec de l’opération mise en place il y a trois semaines [le 3 décembre], c’est à nouveau beaucoup d’argent pour peu de résultat, l’argent pourrait être utilisé autrement », a déploré Jean-Claude Lenoir. Il a réclamé la mise en place d’un « centre d’accueil sur un temps court pour que les gens puissent se ressourcer », avec des interprètes et des professionnels capables de « les orienter vers d’autres structures et les sortir de l’emprise de l’Angleterre ».

« De toute façon, ils sont là, on les chasse d’un endroit, ils vont à côté. A nouveau vers Sangatte, Blériot, on en voit par dizaines, alors qu’on n’en voyait plus du tout », a-t-il souligné.