Itinéraire, matériel, météo... Quatre conseils pour une sortie à raquettes ou à skis de randonnée réussie

SÉCURITÉ La saison de raquette et de ski de rando a débuté, et avec elle, les premiers accidents. On fait le point avec le PGHM des Alpes-Maritimes pour éviter de se faire piéger

Jonathan Hauvel

— 

La raquette et le ski de rando attirent de nombreux pratiquants en quête de nouveaux terrains d'aventure (Illutration)
La raquette et le ski de rando attirent de nombreux pratiquants en quête de nouveaux terrains d'aventure (Illutration) — B. LONGO / LES 2 ALPES/ILLUSTRATION
  • Le plaisir et la sécurité : deux aspects à concilier lors de ses sorties en montagne.
  • L'adjudant-chef Philippe Grosskost, adjoint au commandant du PGHM des Alpes-Maritimes, rappelle quelques règles à respecter pour une sortie à raquettes ou à skis de randonnée réussie.

Cime de la Bonette dans le Mercantour, Pic du Midi dans les Pyrénées, Tour du Petit Ballon dans les Vosges… La France regorge de magnifiques paysages montagnards à arpenter à raquettes ou à skis de randonnée. Mais avant de s’y attaquer lors de cette saison hivernale, quelques mesures de précaution s’imposent.

Préparer son itinéraire

« C’est toujours la même phrase basique : il faut bien préparer sa sortie », explique Philippe Grosskost, adjoint au commandant du PGHM (Peloton de gendarmerie de haute montagne) des Alpes-Maritimes. Pour cela, l’adjudant-chef conseille de « prévoir son parcours » et de « ne pas partir trop tard » afin d’éviter de se faire piéger par la nuit.

Vérifier son matériel

« En dehors des itinéraires sécurisés et balisés, les pratiquants devront se munir d’une pelle, d’une sonde et d’un DVA (Détecteur de victime d’avalanche). Et d’être capables de s’en servir », ajoute le gendarme.

Si la sortie est longue, Philippe Grosskost incite les pratiquants à « avoir un fond de sac composé d’un bonnet, de gants et de vêtements chauds de rechange, ainsi que d’une couverture de survie ». Checker son équipement est également préférable : « Ce n’est pas rare qu’une raquette ou un ski casse. »

Des randonneurs à raquette, mal équipés, ont appelé les secours pour éviter de passer la nuit dehors dans les Hautes-Pyrénées. Illustration.
Des randonneurs à raquette, mal équipés, ont appelé les secours pour éviter de passer la nuit dehors dans les Hautes-Pyrénées. Illustration. - M. Allili / Sipa

Regarder la météo

Faire un point sur la météo est indispensable avant de partir. Température, pluie, vent, orages sont à passer au peigne fin. Sans oublier l’état du manteau neigeux. « Les pratiquants peuvent consulter le Bulletin d'estimation du risque d'avalanche (BRA) sur Météo-France », précise le secouriste.

S’adapter pendant la sortie

« Lors du démarrage au petit matin, les conditions peuvent avoir évolué », explique Philippe Grosskost. La montagne enneigée est un milieu qui peut se révéler extrêmement changeant. » S’adapter est alors le meilleur moyen de faire les bons choix. « Durant toute la durée de la rando, il doit toujours y avoir des flashs d’alerte. Est-ce que je continue ma balade ? Est-ce que je suis toujours dans les clous au niveau des horaires ? Est-ce que je peux ou dois faire demi-tour ? Il ne faut pas être jusqu’au-boutiste », avertit le professionnel.

Malgré toutes ces précautions, le risque zéro n’existe pas. En cas d’accident, les randonneurs peuvent compter sur les personnels du PGHM des Alpes-Maritimes basés à Saint-Sauveur-sur-Tinée. Et notamment sur Zarko, un secouriste à quatre pattes fraîchement arrivé.